Smith
Texier et Pullan, Arch. byzantine.
Voir vignette, vol. I, p. i55.
CHASUBLES
« pallium dans le monastère. Nous ne le vîmes « jamais les épaules nues, ni même quitter sa « ceinture pour dormir. C’était dans la même « tunique qu’il dormait et qu’il offrait le saint « sacrifice. « Pour le sacrifice, disait-il, c’est son « cœur et non son vêtement qu’il faut changer 1 ».
Son contemporain, saint Césaire d’Arles(-f- 5qo), portait une chasuble dans ses courses, à travers la ville2; mais il avait, en outre, une chasuble, sans doute plus riche, et une autre blanche ou de belle couleur pour les processions (casulam qua in processionibus utebatur, et albam paschalem), il les fait vendre pour en donner le prix aux pauvres. Dans son testament, il distingue les indumenta pasclialia, ou vêtements d’église en usage pour les fêtes, et sa casula villusa , qui n’était bonne que pour sortir3 : « Sancto et domino meo « archiepiscopo qui mihi indigno digne succes-
« serit . , indumenta paschalia, quæ mihi data
« sunt, omnia illi serviant, simul cum casula « villosa et tunica vel galnape quod melius dimi- « sero. Reliqua vero vestimenta mea, excepto
« birro amiculari mei tam clerici quàm laici .
« dividant. »
Il semble ici que les vêtements liturgiques soient bien distingués de ceux ordinaires.
Il est question, au vie siècle, de vestes auro textas donnés à saint Léonor.
On a cru longtemps posséder, à Montreuil-sur- Mer et à Anvers, la chasuble de saint Guinolé, abbé de Landevenec (en Bretagne); on la disait très bien conservée; je n’ai pu malheureusement rien retrouver de cet objet qui a disparu à la Révolution 4 5.
Isidore de Séville défend l’usage de la planeta aux moines : « Orarium, birros, planetas, non est « fas uti neque indumenta, vel calceamenta quæ « generaliter cætera monasteria abutuntur J ». La première fois que la planeta apparaît comme spéciale aux ministres chrétiens fut le concile de Tolède (633), où on décida que les ecclésiastiques