Smith
injustement condamnés recevraient de nouveau leurs insignes, c’est-à-dire pour l’évêque, l’étole, l’anneau et la crosse; pour le prêtre, l’étole et la planeta ; pour le diacre, l’étole et l’aube.
Sous Dagobert, on ouvrit le tombeau de saint Remy et on trouva le saint revêtu de sa chasuble. On sait, par son testament, qu’il avait légué à son église la chasuble qu’il portait le jour de Pâques, trois patènes, un bracelet d’or et une tour d’or'.
En 1842, on trouva, à Saint- Remy de Reims, dans le tombeau, un lambeau d’étoffe précieuse, des bandelettes de omo5 de large qui se croisaient sur sa poitrine. Elles étaient bordées d’un côté par un liséré auprès duquel on voyait des guirlandes de feuillage, et entre ces guirlandes diverses figures, entre autres un aigle et un lion.
Saint Thierri, le disciple de saint Remy (f 5qo), fut trouvé dans sa tombe enseveli dans un vêtement de soie 2.
On raconte un miracle de sainte Brigitte qui prouve l’importance qu’on attachait à célébrer avec les ornements sacerdotaux. Cette pieuse vierge avait donné à un pauvre ceux de l’évêque, n’ayant rien autre chose à sa disposition ; l’évêque, au moment de monter à l’autel, lui dit, après les avoir cherchés, qu’il ne le pouvait pas célébrer sans les avoir; aussitôt Brigitte se met en prière, et des vêtements semblables lui furent rendus3.
Le portrait que Jean Diacre4 nous a laissé de saint Grégoire le Grand et qu’il fit d’après une mosaïque existant de son temps, intéresse l’histoire des chasubles. Après nous avoir décrit sa physionomie, son visage, il s’occupe de ses vêtements : « Il porte, dit-il, une chasuble en couleur « châtaigne (planeta castanea) sur la dalmatique, « un évangéliaire de la main gauche, il fait le « signe de la croix avec la droite; son pallium de « médiocre étendue tombe de l’épaule droite, « entoure la poitrine, se relève sur l’épaule « gauche, et retombe sur le dos; l’autre extrémité « contourne l’épaule gauche et retombe en avant, « non dans le milieu mais de côté. Derrière sa