Muratori, Antiq., iv
Nous avons de nombreux témoignages du luxe des vêtements liturgiques dans l’Italie méridionale à cette époque ; suivant la chronique du Mont-Cassin, l’abbé Théobald (1022 -J- io35) fit venir du monastère de Capoue : «planetam diace- « trinam (pourpre) optimam, et très pannos de « altari, unum cum albis, alium cum cruce ex « friso et albis, alterum vero cum aquilis. » On y voyait aussi : « planeta diacetrina, aureis listis « undique decenter ornata ; alia vero exameta friso « nihilominus in giro circumdatah »
L’impératrice Agnès légua au monastère « place netam diaspram totam undique auro contexte tam 2. » — Le pape Victor III (1087) « planetæ « diaspræ deauratæ 5 et 3 sine auro, diarodanæ « (couleur rouge intense) 3 deauratæ, diapisti 2, « (vert) et alia cetrina — - Purpureæ deauratæ 7 et « aliæ 5 purpureæ et 2 exametæ — Planeta Jo- « hannis medici — Planetæ cotidianæ 6, qua- « dragesimales 4 3. »
L’évêque Pandolfo offre « planetam scaraman- « ginam 4 «.
D. Latil nous a fourni plusieurs calques d'un manuscrit du xie siècle que l’on possède encore à l’abbaye et qui nous ont fourni d’excellents renseignements sur la liturgie d’alors en cette contrée. — Nous y voyons pour les chasubles des formes assez courtes, surtout en avant pour les diacres, pointue, et manquant un peu d’ampleur.