‹ La messe (volume 5)Chapitre 226 sur 303 · Bibl. nat., manuscrit latin 11912, f° ig · texte numérisé non relu

Bibl. nat., manuscrit latin 11912, f° ig

2. Il y a contre cette attribution, qu’il nous est impossible de contrôler, tous ces précieux objets ayant disparu, une grave objection, c’est que l’église actuelle date du xive siècle, époque où elle lut complètement refaite par Clément VI, et il n’est pas probable que les vêtements aient été conservés là où les pierres mêmes avaient péri.

XK SIÈCLE.

chasuble du prince des apôtres, pour vérifier son authenticité par un miracle, ou pour cacher, par humilité, sa propre puissance de thaumaturge sous le nom de saint Pierre. Il toucha de ce précieux vêtement le malade qui se trouva aussitôt guéri. Saint Hugues mourut en 1 109, après avoir été soixante ans abbé; il est donc probable que le fait se passa dans les dernières années du xie siècle.

Voici comment les auteurs contemporains racontent cet événement, et les passages qui ont trait à la chasuble; Hildebert, qui fut évêque du Mans ( 1097 ‘h 1 i25), nous dit : « Sumptam ergo « ipsius (de saint Pierre) planetam qua veterum « relatione in præfata creditur esse ecclesia, super « prostratum elevat ægrum illud damans : Petrus « apostolicus dixit paralytico sanet te Dominus « Jésus Christus *, » etc.

Hugues, un autre auteur de la vie du saint, ajoute : « Planetam Antiochiâ allatam credi , « occasionemque miraculi fuisse asserit quod « sanctus Hugo post missam manu capiens ipsam « planetam dixisset : Utinam adesset æger in quo « virtutis apostolicæ caperemus experimentum ! « Quo audito, Robertus illuc se deferri fecerit. »

L'auteur de la liturgie de Saint-Martin des Champs raconte le miracle un peu différemment; il dit que Robert avait envoyé demander sa guérison et que saint Hugues ordonna qu’on l’amenât, même en litière, puisqu’il ne pouvait marcher ; que, touché de pitié en le voyant, il fit interrompre la fonction sacrée; l’auteur continue ainsi : « Quo « facto, pater venerandus fiducia de fonte pietatis « hausta ex planeta beati Pétri Antiochiœ habita « quam accepit in manibus, cepit antiphone can- « tare principium in qua continetur curatio illius : « Enee quem Petrus, pauper substantia, sed « dives potentia, sanasse legitur pro nomine « Domini1 2, » etc.

Ce texte, et c’est le plus intéressant pour nous, est illustré d’une grande miniature qui nous représente la scène miraculeuse. Au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, désignée par cette inscription Mous scë Genovefe, s’élève une église,

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