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en or qui serpentent sur un fond alternativement vert ou violet; au centre des volutes, ils renferment des animaux d’or, des lions, des oiseaux; cette frise est comprise entre des bordures divisées par des traits obliques et décorée de lions et de rosaces tracées en noir; les bordures sont serties par des galons d’or avec zigzags rouges1.
Nous devons raprocher de cette chasuble une autre que saint Henry2 passe pour avoir donnée à l’abbaye de Saint-Emmeran. Il y a non seulement conformité pour la coupe, mais aussi dans le style des ornements qui rappellent la parure d’aube de saint Bernulphe (-J- io56). Elle a près de im5o de longueur; sur le devant descend un large orfroi orné de bâtons rompus ; sur la bande du tour des épaules on voit une frise d’arabesques, des oiseaux perchés sur les branches et deux cours de rinceaux enrichis de perles sur fond grenat avec lionceaux et rosaces en noir; ces galons, que nous retrouvons dans l’ornement de saint Wolfgand et de saint Bernulphe, devaient être dans le commerce des ouvrages arabes et se vendre à la mesure.
Le manteau de saint Henry, conservé à Bamberg, serait, selon Murr3, un vêtement ecclésiastique; il n’y aurait rien d’étonnant dans ce fait, si l’on se rappelle la similitude des vêtements de sacre avec ceux de liturgie; cependant les dessins bizarres dont il en est orné, le soleil, la lune, les signes du zodiaque, etc., semblent un obstacle à cette attribution.
Une miniature de la bibliothèque de Bamberg \ appartenant à un manuscrit contemporain, nous offre une image de chasuble. On y voit l’évêque qui conduit sainte Cunégonde à l’épreuve du feu, habillé d’une chasuble blanche avec pois noirs, et traversée dans le bas d’une rangée de perles entre deux raies d’or, d’une dalmatique avec bande gemmée. Un autre évêque qui figure dans cette scène a une chasuble rouge, une aube blanche avec pois noirs.
1. PP. Cahier et Martin, Mélanges d' Archéologie, II, p. 24a, PI. vx.