‹ La messe (volume 5)Chapitre 234 sur 303 · I. HeFNER, 1, PI. XLIIi · texte numérisé non relu

I. HeFNER, 1, PI. XLIIi

pouvoir relever ces gênantes draperies. Ce vêtement sert encore au prêtre qui dit la grande messe le jour anniversaire du Saint; aussi il ne me paraît pas certain que cette façon de retrousser les plis des chasubles soit fort ancienne. Si on l’avait eue jadis à sa disposition, nos pères auraient-ils cherché par de si nombreux artifices de coupe à rendre les bras plus libres sous la chasuble? (PL DLXXXIV.)

Il y avait autrefois à Mayence une autre chasuble de saint Willigise qu’on a transportée depuis à Aschaffenbourg; elle est composée d’une étoffe analogue pour la couleur et les dessins, sauf que les dessins sont d’un tiers moins grands. La coupe est toute différente et beaucoup moins évasée : au lieu des 2m 56 en largeur, celle-ci n’a que im 74. Les orfrois sont dignes de remarque : ils sont pourpre et or; ceux sur les épaules offrent dans des médaillons octogones des aigles et des agneaux. (PL DLXXXV.)

Nous devons ces documents à l’obligeance de M. le docteur Schneider.

On montre, à Deutz, la chasuble de saint Héribert en étoffe unie, en forme de cloche, et de larges dimensions. On remarquera que la chasuble romane offrait à peu près la surface d’un demi-cercle; celle-ci forme à peu près un angle droit par l’inclinaison des côtés. Saint Héribert, archevêque de Cologne, mourut en 1021. Sa chasuble fut exposée en 1 8 5 2 à Crefeld h (PL DLXXXV IL)

M. le docteur Schnütgen nous mande de Cologne, qu’il a dans sa collection une chasuble de saint Annon, archevêque de cette ville (-J- 1075), qu’on a trouvée dans son tombeau; M. F. Michel en attribue une autre à ce saint qui serait de soie rose parsemée de têtes d’anges brodées.

Nous trouvons, dans le bel évangéliaire de la Bibliothèque du dôme de Cologne, un intéressant renseignement sur les chasubles de ce pays; une miniature nous y montre le chanoine Hillinus offrant un livre à saint Pierre comme au patron de la cathédrale; il porte une chasuble violette, largement drapée, plus longue par derrière qu’en avant, le col entouré d’un orfroi qui descend

Page 1