Renseignements de M. le docteur Schnütgen
Elle est signalée par les deux bénédictins.
CHASUBLES
au milieu, se relève derrière la nuque, comme nous avons déjà eu ailleurs occasion de le faire observer. (PI. DXXVII.)
Le Père Meier nous communique une curieuse miniature de la Bibliothèqued’Einsiedeln,qui nous montre saint Udalric devant l’autel et couvert d’une chasuble pourpre, très ample par derrière et tombant enpointe sur le devant. (PI. DLXXXIII.)
On voyait à l’exposition de Munster, sous le n° 1664, une chasuble attribuée à saint Bennon (-J- 1088), en forme de cloche, de im23 de hauteur, en étoffe pourpre. Son tissu fort grossier se compose d’une suite d’hexagones, dans lesquels on croit reconnaître des aigles et des animaux affron: tés1; on y lit sur un parchemin cette inscription - « Bennonii Episc. osnab. ac fundator montii. « S. Clementis obiit anno 1088, 27 julîi, exhu. « matus est anno 1408, 3i novemb. casula in se- « pulchro fuit annis 480 (sic). » On la conserve aujourd’hui dans l’église de Iburg, près d’Osnabruck. (PL DLXXXVII.)
La chasuble de saint Meinweck, évêque de Paderborn (-J- io36), fut trouvée dans son tombeau à l’époque de la suppression du couvent des bénédictins. Elle a la même coupe que celle de saint Willigise; en damas de soie blanc, elle porte des orfrois tout en bas et sur les épaules une large bande pourpre et or. — La doublure est en soie pourpre violette'2.
Nous devons au regretté D1' Kratz, si versé dans l’histoire religieuse de son pays, communication de deux chasubles, dont la première provient de saint Bernward d’Hildesheim et fut trouvée dans son tombeau (-J- 1022). Taillée en forme de cloche, elle se compose d’une étoffe de soie sarrasine couleur bronze, ornementée de grandes rosaces circulaires oü paraissent deux paons affrontés, montés sur des volutes et entourés defeuillages; les grandes rosaces sont reliées entre elles par