‹ La messe (volume 5)Chapitre 243 sur 303 · Iter litterarium · texte numérisé non relu

Iter litterarium

XIIe SIÈCLE.

1 70 3 1 , Belhomme 17242, Calmet3 qui pourrait bien être l’auteur de l’envoi des dessins à Montfaucon en 1728. — Enfin tout disparaît dans le gouffre de 1793 et nous n’avons plus aujourd’hui qu’une châsse moderne.

Il est probable que les quatre bas-reliefs, avant leur mutilation, étaient d’égale grandeur et formaient les deux murs latéraux et les deux versants du toit de la châsse; je ne doute pas, d’après le poids qu’ils avaient, que les dessins de Montfaucon ne les reproduisent en vraie grandeur, c’est-àdire om43 de longueur actuelle; mais en les rétablissant, d’après les éléments d’architecture qu1 donnent à cela une base certaine, à cause de la symétrie, nous trouvons qu’on les a raccourcis chacun de omio, et en restituant les bordures sur lesquelles couraient des vers léonins, les pignons sans doute ornés de figures de saints, nous pouvons aisément nous imaginer ce beau et regrettable monument.

Du reste, les dessins bénédictins nous suffisent pour l’objet qui nous occupe ici, c’est-à-dire les vêtements sacerdotaux ; ils sont faits à la sanguine en grand et avec un soin qui permet de les y étudier. Sur le premier bas-relief nous voyons figurées trois chasubles, l’une ornée de rosaces bysantines, dans le genre de celles qu’on voit sur le sceau de Philippe, évêque de Rennes (1179-1182) ou de William de Lincoln. (PL DXCVIII-DCVII.) La première est bordée d’un galon perlé ; la seconde, unie, n’a d’autres ornements qu’un galon du même genre ; la troisième est couverte d’un semis de croix ; le pallium qui la recouvre, contrairement à l’usage ordinaire, n’est pas crucifère, comme si les croix de la chasuble suffisaient. Ces chasubles, d’un aspect un peu étriqué se terminent en pointe.

Dans les autres panneaux, les chasubles ne donnent pas lieu à de nouvelles observations, mais elles sont beaucoup plus amples par derrière. La plus riche, dont le tissu est semé de rosaces, est celle de saint Erard (fîg. B) baptisant sainte Othile. Je n’ai pas besoin d’insister sur l’intérêt qu’offre ce reliquaire au point de vue liturgique, intérêt d’autant plus grand qu’il est daté, qu’il a disparu et que nous espérons contribuer à en con¬

Page 1