‹ La messe (volume 5)Chapitre 248 sur 303 · Renseignements de M. de Farcy · texte numérisé non relu

Renseignements de M. de Farcy

partie des vêtements et rien n’eût échappé à ce pillage, si on ne se fût empressé de cacher ces précieux ornements h

En 1846,011 découvrit quelques débris de la chasuble de Raoul de Beaumont, enterré dans la nef en 1197, vis-à-vis d’Ulger. La fosse avait été bouleversée en 1793. Il y restait cependant des fragments d’une lampe de verre, une crosse de bronze et des lambeaux d’étoffe conservés au musée de l’évêché. Le temps a tellement altéré les couleurs qu'il est impossible de s’en faire une idée exacte. Cette chasuble portait des médaillons circulaires encadrant des lions, chimères et fleurs de lis. Une petite rosace à quatre lobes, bordée en soie avec un pois d’or au centre réunit les grands médaillons; des fleurs de lys ornent les tympans. Le fond devait être brun ou jaune foncé; les cercles, animaux, fleurs de lys en or. Les feuilles, entre les fleurs de lis, sont brodées en soie rouge ou verte. Nous avons calqué dans Gaignières un sceau de cet évêque (-j- 1 1 82).

La popularité dont jouissait saint Thomas Becket (-j- 1 1701, au xne siècle, explique le soin qu’on prit de ses reliques et des vêtements sacerdotaux dont il s’était servi dans les différentes stations de son exil.

Les deux bénédictins nous rappellent avoir vu sa chasuble à Anchin près de Douai.

Etoffe de la Chasuble de saint Thomas de Cantorbéry, à Saint-Michel de Courtray. Dessin communiqué par M. Van Ruymbeck.

A Courtray, abbaye de Groningue, une chasuble que l’on conserve lui est aussi attribuée; son étoffe est ornée d’un semis serré d’étoiles à huit

Page 1