XII' SIECLE
deux pointes descendent jusqu’à terre, même lorsqu’elle est portée par un homme qui a plus de six pieds1.
Les bénédictins (II, 184) mentionnent aussi, à la cathédrale, la chasuble et la chape de saint Lambert qui était d’un travail incomparable et également couverte de perles. Cette chasuble, si je ne me trompe, serait celle dont parle Rock et dont Dolby (Church vestement) nous donne un dessin ; elle a 1 m22 par devant, im36 par derrière, et la circonférence d’un des segments du cercle inférieur im5o. Elle est en soie violette et tout ornée de médaillons en perles alternant avec des croix de Malte aussi dessinées en perles. Sa coupe appartient au xule siècle.
M. le docteur Schnütgen nous signale deux chasubles de saint Bernard à Xanten et à Brauweiler: cette dernière est la plus connue; elle se compose d’une étoffe de soie jaune or, sur laquelle sont dessinés des aigles (pallium rotatum cum historia aquilarum). Elle est en forme de cloche ; elle a figuré en 1 8 5 2 à l’Exposition de Crefeld, en 1876 à l’Exposition de Cologne et en 1880 à celle de Dusseldorf2.
Parmi les curieux objets liturgiques que conserve le dôme de Brixen (Tyrol), nous ne devons pas oublier une chasuble de soie rouge foncé avec semis d’aigles ton sur ton ; les yeux, les griffes de ces aigles et l’anneau qu’ils tiennent dans le bec sont en or; ce vêtement en forme de cloche a im5 1 de hauteur sur 2m2Ô de largeur 3.
A Saint-Pierre de Salzbourg4, une chasuble d’étoffe très foncée offre un orfroi en Y et dans le bas une inscription latine brodée sur une bordure rapportée. Nous l’avons reproduite d’après une photographie que nous a fournie le Père Wi 111bald.
1. More græcorum facta ex serico cœruleo terso ac denso contexta est acu eidem appicta cruce ex margaritis.