‹ La messe (volume 5)Chapitre 265 sur 303 · Mélanges d’Arch., II · texte numérisé non relu

Mélanges d’Arch., II

Viollet-le-Duc, Vêtements , p. 147, 36o.

F. Michel.

Nous devons à M. l'abbé Bousquet les mesures de cette chasuble et un calque de ses dessins.

M. l’abbé Graus, après un voyage en Espagne où il visita Tarragone, Valence, Cordoue, Grenade, Malaga, Séville, Madrid, Tolède, Avila, Ségovie, Salamanque, etc., nous dit qu’il n’a rien vu de si intéressant que cette chasuble comme vêtements sacerdotaux.

on dit qu’elle fut enveloppée. M. Prisse d’Avennes1 reporte cette dernière au xive siècle.

Nous avons vu encore dans le trésor de Saint- Sernin une chasuble attribuée à saint Pierre martyr (f 1252); elle se rapproche un peu plus de la coupe de Bi ville. Elle est d’une étoffe unie, que traverse un simple orfroi coupé dans le haut par la traverse d’une croix, et formant bretelle sur les épaules. Voici la croix qui paraît enfin sur la chasuble, non plus seulement en forme de T, mais la croix latine telle qu’on la voit aujourd’hui attachée si à propos à tous les vêtements de ce genre. (PI. DCXI.)

Les portefeuilles de Montfaucon2 nous fournissent le souvenir et les dessins de chasubles losangées, d’une notamment conservée à Angers. Elle était « violette d’une espèce de rubis », prise dans une étoffe toute semée de lions, de croissants et d’étoiles. Ce tissu était répandu au moyen âge ; nous avons déjà, à une époque plus reculée, mentionné les étoiles et croissants d’Hildesheim. Ici, la réunion des lions, des croissants, des étoiles, offre de l’analogie avec une chape impériale du xme siècle3. A ces ornements sont ajoutés, par devant, des rinceaux qui accompagnent l’orfroi central, et le long collet du haut ; par derrière, cinq figures de saints occupent des médaillons ovales, parmi lesquels sont trois saints couronnés. (PI. DCIX.)

Montfaucon nous a conservé d’autres chasubles d’Angers; l’une est ainsi décrite dans ses papiers : « Il y a encore dans l’église d’Angers deux chasubles... L’une est d’un tissu d’or et l’autre d’une espèce de damas rouge garni d’un galon de broderie d’or comme celle-cy, à la réserve des deux bras de la croix. Tout le contour du bas est brodé du même galon.

« Il y a aussi un ornement complet d’une espèce de satin jaune brodé de soye noire sur les mêmes tailles que celles dans le bas. La chasuble est toute fermée, et les dalmatiques à manches fermées sont aussi cousues jusqu’à la ceinture; on se sert de cet ornement à l’autel le jour de la Saint-Michel.

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