De Caumont, Abécédaire, éd. de 1854, p. 420; de 1C
P de Linas ne croit pas que les lions et les aigles fussent autre chose que des types généraux.
: Revue de l’Art chrétien , 1860. 418.
XIIIe SIECLE.
géométriques et variés et des croix gemmées, pour lesquelles le xme siècle eut une prédilection spéciale. De distance en distance, les losanges sont accusés par une nuance plus foncée1. (PI. DCVI.) Le style, les dessins, la tradition s’accordent pour faire remonter à saint Louis cette vénérable chasuble ; nous savons, de plus, par Joinville, que ce prince faisait confectionner des étoffes à ses armoiries2.
Joinville nous apprend aussi que, de son temps, on faisait des chasubles en serge de Reims, de couleur vermeille 3.
La forme la plus familière au xuie siècle a été celle d’un losange; nous trouvons un magnifique spécimen de ce type dans la chasuble dite de saint Dominique (-J- 1221) conservée à Saint-Sernin de Toulouse4. Elle a les quatre côtés du parallélogramme égaux. Elle se compose d’une étoffe de soie à fond pourpre foncé sur lequel se détachent des rinceaux d’un pourpre chaud clair, et des ! paons, des pélicans tissés d’or et rehaussés de vert. ! Cette étoffe d’un goût arabe ne devait être qu’une imitation, car on lit ces inscriptions sur les ailes j des oiseaux : paone helice. C’est peut-être la tournure de ces mots qui fit penser au Père Martin que j la chasuble pouvait être d’origine italienne. Le collet est entouré d’une bande d’or sur laquelle sont brodés des pampres avec feuilles alternativement rouges et vertes; sur le devant, un bel orfroi où l’on voit brodées, en soies variées de couleurs, des figurines de saints sur fond d’argent. On croit avec raison que cette chasuble est postérieure à saint Dominique. (PL DCXI.) On conserve aussi dans le trésor de Saint-Sernin une étoffe arabe enrichie de paons, de rinceaux, dans laquelle
1. Lettre de M. l’abbé Bonhomme, auquel nous devons les calques et les mesures de cette chasuble, et qui a bien voulu nous témoigner sa satisfaction de la façon dont notre gravure l’avait rendue.