‹ La messe (volume 5)Chapitre 267 sur 303 · The Times j 3o mars · texte numérisé non relu

The Times j 3o mars

Ne faut-il pas attribuer à cette époque une chasuble que l’on conservait dans la cathédrale d’Amiens, et qui était ornée d’oiseaux et de lions : « Indumentum antiquum completum cuius casula « est de panno aureo antiquo cum avibus et leoni- « bus, cum aurifrisio », etc. Cette description laisse soupçonner qu’il s’agit d’une étoffe bysantine et peut-être d’une époque assez reculée1.

On conserve à Reims2 deux chasubles qu’on estime du xme siècle, mais dont la forme paraît antérieure. Comme me le fait observer M. Paul de Farcy, auquel je dois communication de ces documents, nous ne sommes pas obligés de dater les objets du vestiaire d’une église par la date de l’église elle-même3. (PL DCXII.)

La première, en cloche très évasée, en satin rouge, a été refaite dans les temps modernes, mais, selon la supposition de M. l’abbé Bocquillon, d’après l’ancienne forme. Les orfrois d’or, ornés de perles fines, sont antiques; ils affectent l’apparence de rinceaux, peut-être en souvenir de l’arbre de la croix.

La seconde chasuble est coupée par devant pour laisser les mouvements de celui qui la porte plus libres. Nous avons vu sur la tapisserie de Bayeux un archevêque figurer dans un habit de ce genre; on dit toutefois qu’il était spécial aux diacres, qui portaient une chasuble pliée ou coupée4. On la roulait aussi, comme l’indique un sceau des archives représentant Bernard, archidiacre de Paris (n° 7406) (1 143-1 1 57), qui semble la porter en bandoulière (PL DLXXIII), et comme nous le rappelle la tradition de certaines églises de France et qu’en garde encore aujourd’hui la cathédrale de Reims, si fidèle à l’ancienne liturgie. « Primitivement, écrit à ce sujet M. l’abbé Bocquillon3,

1. Inventaire de 1449, Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie , X, 344.

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