‹ La messe (volume 5)Chapitre 274 sur 303 · Lib. IV, cap. v · texte numérisé non relu

Lib. IV, cap. v

Thomas a Kempis nacquit en i38o.

CHASUBLES

lie1. On en voit une assez nettement dessinée sur la poitrine d’une statue d’évêque à Ancône (PI. DXVII). Il yen avait certainement en France aussi au xme siècle, comme on peut s’en convaincre par le dessin de Montfaucon que nous avons reproduit. (PI. DXVIII.) La croix paraît sur un missel d’Angers (PI. XXII), et sur le beau manuscrit de la Bibliothèque nationale dont nous donnons ici- le croquis d’une miniature.

Bibliothèque nationale, latin 25oS, nouvelle acquisition

La chasuble de Brienon (Yonne) conserve encore la forme losangée du xme siècle ; elle est en étoffe de soie blanche, ornée de dessins couleur marron, de lions, cerfs, cigognes, perroquets affrontés. La même étoffe, selon un usage du xme siècle, servit à façonner l’étole. Sur ce fond sont appliqués des orfrois, une simple bande verticale par derrière, et en avant, une bande surmontée d’une pièce transversale qui forme le T. Selon la mode familière au xive siècle 3 4, deux écussons sont appliqués sur le dos, armoiries de Blanche, tille de Philippe d’Évreux, seconde femme de Philippe de Valois, mariée en 1349, morte, en i3q8. C’est entre ces deux dates qu’intervient cette chasuble*.

Nous sommes redevables de ces dessins à l’obligeance du R. P. Didier. (PI. DCXVIII.)

Je ne pense pas qu’il faille, au xive siècle, attribuer à des ouvriers arabes toutes les étoffes qui paraissent en provenir d’après leur style, et qui n’é¬

1. On peut en voir aussi un exemple du xive siècle dans les costumes de Mercuri.

2. Il est possible que ces peintures soient d’une main italienne.

3. M. P. de Farcy nous signale une tombe en carreaux émaillés du xiv* siècle d’un curé de la famille de Croisilles; elle est semée de petites croix qui sont les meubles de ses armoiries.

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