‹ La messe (volume 5)Chapitre 273 sur 303 · Durand, Rat., III, ch. vu. Trad. de Barthélemy · texte numérisé non relu

Durand, Rat., III, ch. vu. Trad. de Barthélemy

que sorte, en partie antérieure et postérieure, et figure l’antique Eglise qui a précédé la Passion du Christ et la nouvelle qui la suit. Elle représente encore la robe de pourpre dont les soldats revêtirent Jésus. »

Miniature du xiv° siècle au Mont-Cassin. Dessin du Père Latil.

Hâtons-nous de donner un dernier coup d’œil à l’histoire des chasubles en parcourant rapidement les temps modernes.

Le xive siècle introduisit peu de changements, surtout en Italie; qu’on regarde la Messe de saint Martin figurée à Assise (PL XX), une miniature du Missel de Pierre de Lune au Mont-Cassin, on trouvera les mêmes formes que précédemment, la même ampleur et les mêmes orfrois.

A Rome, un bel exemple de costume sacerdotal nous est présenté par le tombeau de Gonsalvi.

Au Latran, sur des tombes, on voit appliqué au devant de la chasuble l’orfroi en T (PI. DXVII), à Sainte-Sabine sur un tombeau de 1 3 1 2 '.

Ce ne fut guère qu'à la fin du xme siècle ou au commencement du xive que la croix apparut sur la chasuble. C’est ce que l’auteur de Y Imitationsignale en ces termes, lorsqu’il dit en parlant du prêtre : « Ante se crucem in casula portât ut Chri- « sti vestigia diligenter inspiciat... post se cruce « signatus est ut adversa quælibet ab aliis illata clementer pro Deo toleret. » Aussi nous avons réuni (PI. DCXIX) quelques exemples de cet usage, qui semblait se répandre surtout en Ita-

1 Dessin communiqué par le Père Berthier.

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