Elle a figuré à l’Exposition de 1878 au Trocadéro
Pour cette époque, voir aussi à Anvers le tableau de Van der Weyden (-j- 1464).
Ann. arch., XXI, 242.
Paul Lacroix, Vie relig., 25 1.
tive de la chasuble, et on les ornait avec autant de goût que de magnificence. M. de Linas a dessiné à Saint-Omer, en i85o, une chasuble du xvie siècle1, qui porte au centre de la croix une image de la Trinité, de chaque côté, des anges adorateurs, au-dessous, une Madone debout.
A l’Exposition de 1878, il y en avait plusieurs dans les vitrines. On peut en voir du même genre à Cologne2, à Dantzig3.
Nous avons signalé, à la fin du xve siècle, les premières chasubles échancrées sous les bras, comme l’ont imaginé les modernes; ces coups de ciseaux ont achevé de dénaturer l’antique casula , dont il faut suivre pas à pas l’histoire pour pouvoir, après tant de mutilations, retrouver la forme originelle. S’il était permis de former un vœu dans ces questions délicates qui concernent les formes liturgiques, ou un changement a toujours une certaine gravité, même lorsque ce changement n’est qu’une chose extérieure et qu’un retour vers le passé, nous voudrions qu’on revînt à l’origine même, c’est-à-dire à la pénule antique.
RÉSUMÉ
Il est temps de reprendre le fil de l’histoire au milieu des nombreux monuments que nous venons d’explorer, et sans lequel nous marcherions dans les détours inextricables d’un labyrinthe.
En cherchant l’origine de la chasuble, nous avons reconnu que cette origine était, non la toga romaine, mais la pcenula nobilis , vêtement ordinaire chez les anciens, qui devint plus tard liturgique et tel que nous le montrent les mosaïques de Ravenne.
Le Pentateuque de la Bibliothèque nationale, dans ses précieuses peintures, nous représente
1. Ce manuscrit se trouve actuellement aux Estampes. Pour les chasubles à croix, voir celle relevée par M. de
Laurière dans un village de l’évêché d’Urgel.