Sicard, Mitrale. Mignk, p
Il existe à Milan un manuscrit du xnc siècle qui traite spécialement des vêtements de l’évêque et du prêtre.
2. Voy. Revue de l'art chrétien, article de M. de Linas sur les flabella. 1884.
nous empruntons à M. de Caumont la description qu’il nous en fournit '. Cette robe, d’une hauteur étonnante, imç)o, devait être relevée au moins en avant par une ceinture; composée de lin finement tissé, elle 11’a pas moins de qm8o de circonférence à la partie inférieure, en comprenant de chaque côté cinq pièces triangulaires ou goussets de om3o à la base et de tmo5 de hauteur, qui sont froncées à l’aiguille au sommet; ce travail, extrêmement curieux, dessine une sorte de réseau dont les mailles, disposées en losanges, sont si solidement enchaînées les unes aux autres, qu’on ne pourrait les séparer sans lacérer l’étoffe.
L’orifice supérieur est tellement étroit, que la tête peut difficilement le traverser; le col se serre d’une façon ingénieuse ; le cordon droit forme une sorte de boutonnière dans laquelle s’engage le cordon gauche, terminé par un nœud qui l’y retient. Il n’y a plus aujourd’hui d’orfroi, mais jadis cette aube avait ses parures ; sur la face anté- *
rieure on retrouve encore quelques vestiges d’un parement de soie rouge, il y en avait aussi un semblable sur la poitrine. O11 ne remarque pas de fentes latérales pour introduire les mains dans les poches.
L’aube de saint Thomas, conservée dans le trésor de la cathédrale de Sens, est plus connue et
plus facile à étudier. Voici la description que nous en fournit l’inventaire de i653. « 107. Item, l’aube « de saint Thomas de Cantorbérie, fort longue,
, . lit P*1 ■ ' ’ U‘
(( non fermée par le col, ayant par le bas, devant > . , ^
« et derrière, deux grands paremens tissuz d’or à « fond violet; et aux deux poignetz et autour du ■
« col des bordures de tissu d’or avec un gros bou- « ton. » (Julliot. !
Cette aube en lin blanc est dans le genre de celle de Lisieux. Ses côtés sont de même plissés et réunis par des goussets en mailles de fil; la piqûre y dessine un élégant quadrillé. Les manches, larges à l’épaule, selon la prescription de Durand, se resserrent au poignet, où une fente permet de passer la main; ces poignets sont ornés d’une bande de drap d’or, haute de omo8 et longue de o"’22, où sont figurés des léopards debout, adossés et séparés par une tige. Les orfrois qui ornent l’aube ont on*45 en avant et omq.o par derrière, sur • ,
om3 1 de hauteur; ils sont à fond pourpre avec