Habens caputium cura lingula
MESSE
vii — 3
AUBES
« peuple, ainsi l’établit Etienne, romain de nation.
« Il faut entendre par là qu’il ne faut pas livrer « au peuple toutes les choses sacrées ou secrètes...
« Saint Jérôme a dit : La religion divine a un ha- « bit pour le ministère, un autre pour l’usage « commun...; aux portiers, lecteurs, exorcistes,
« acolytes, on donne des vêtements blancs, afin « que, ministres de Dieu, ils imitent les anges par « la pureté, et que dans une chair spiritualisée,
« comme sous des vêtements blancs, ils soient « associés à leur gloire. Remarquez que les mi- « nistres de l’autel portent plutôt des vêtements « de lin, parce que, semblables au lin que l’on « rend blanc par de nombreux labeurs, ils doivent « de même parvenir par beaucoup de tribulations <( au royaume de gloire... On donne aussi l’aube « aux sous-diacres et on y ajoute deux vêtements qui « sont le subtile et le sudarium. Le subtile , qu’on « appelle aussi tunicelle (stricta tunica), montre « qu’ils doivent être couverts de la justice comme « d’une cuirasse; le sudarium qu’ils portent au « bras gauche et qui sert à purifier les vases ou « essuyer les larmes des yeux, leur apprend à se « laver dans cette vie des souillures du péché '. »
On conserve. à Canosa2, dans l’église San-Savino, différents objets qui passent pour avoir appartenu à ce saint : une écharpe de soie rouge à filets d’or, des bas, sandales, des gants brodés, et enfin une aube. Il n’est pas à présumer d’après le caractère des autres ornements que l’aube remonte au delà de la période romane.
La popularité qui environna la mémoire de saint Thomas Becket après son martyre nous a valu de conserver un grand nombre de ses ornements liturgiques. Dans tous les lieux où il s’était arrêté, où il avait célébré le saint sacrifice, on transformait en reliques les vêtements qu’on lui avait prêtés. Ainsi à Lisieux il officia dans l’église du couvent des Jacobins, et les moines, après son départ, gardèrent religieusement ceux qu’il avait sanctifiés par son toucher, et notamment son aube. Nous n’avons pu faire ouvrir le reliquaire qui les contient aujourd’hui à l’hospice de Lisieux, mais