‹ La messe (volume 5)Chapitre 39 sur 303 · Trad. de Barthélemy · texte numérisé non relu

Trad. de Barthélemy

« ront et laisseront les bras nus. Elles auront à « leur extrémité des orfrois, pour rappeler les « bracelets qui couvrirent miraculeusement les « bras de saint Martin.

« L’aube monte jusqu’en haut pour signifier « l’espérance; elle descend jusqu’aux talons pour « désigner la persévérance.

« Elle représente encore la robe blanche dont « Hérode fit revêtir le Christ.

« Après l’étole, le pontife revêt la tunique. O11 « ne revêt la tunique qu’après l’aube ; car, de « même que l’aube symbolise le châtiment du « corps, ainsi la tunique comprend les vertus les « plus intimes; enfin on ne ceint pas la tunique, « parce que, à cause de sa forme, elle n’empêche « pas de marcher.

« Dans l’Ancien Testament, il y avait deux tua niques, savoir : de bysse et d’hyacinthe; et aille jourd’hui encore, certains pontifes se servent de « deux tuniques pour marquer la prérogative « qu’ils ont de posséder la science des deux Testa- « ments, afin qu’on sache qu’ils tirent du trésor « du Seigneur des choses neuves et des choses anci ciennes, ou bien afin qu’ils montrent qu’ils sont ; « à la fois diacres et prêtres.

« Le pontife met une tunique sous l’autre, pour « marquer par cette tunique recouverte et cachée, « ce que le peuple ne voit pas, mais ce que les « clercs seuls connaissent, c’est-à-dire la raison « des choses d’en haut et des vertus qu’il doit « avoir et que cette tunique symbolise. »

L’aube ne semble pas avoir subi de changements notables après le xme siècle; celle que Ton conserve à Notre-Dame de Dantzig, et qu’on estime du xive 1 ou du xve siècle, a la forme et les parures des précédentes. Elle est moins longue, elle a seulement im63 de haut sur 2m56 de longueur aux bras. Les orfrois sont des pièces de broderies en soie rouge, brune et grise, où sont représentés des rinceaux2. Au xive siècle on y appliqua des armoiries8, ce qui accuse trop la vanité des donaj teurs.

Au XIVe siècle, les prêtres, pour bénir les mariages, mettaient une aube blanche à larges

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