‹ La messe (volume 5)Chapitre 38 sur 303 · TEMPS MODERNES · texte numérisé non relu

TEMPS MODERNES

« votre droite, revêtue d’un vêtement merveilleu- « sentent orné de broderies et d’or.

« L’aube est serrée autour des reins par une « ceinture, pour montrer que le prêtre doit savoir « se conserver chaste.

« . Le Pontife met ensuite la longue tunique

« qui, descendant jusqu’aux pieds, exprime la « persévérance1.»

Cette idée se reproduit encore dans la-chronique de Reims : « Et puis après, l’aube qui est pure- « ment blanche, qui senefie virginité 2. »

Durand de Mende 3 émet les mentes idées dans son Rational (III, ch. 31 :

« Après l’antict, le prêtre revêt la chemise ou « aube, qui, convenablement adhérente aux « membres, montre qu’il ne doit y avoir rien de « superflu ou de dissolu dans la vie du prêtre. « Elle figure aussi, à cause de sa blancheur, « la pureté de la vie, selon ce qu’on lit : « Qu’en « tout temps ses vêtements soient blancs. » Et elle « est de bysse ou de lin à cause qu’on lit : « La « justice des saints est comme un vêtement de « lin. »

« Or, le byssus croit en Egypte. Après avoir été « fortement battu et peigné, il acquiert la blan- « cheur qu’il n’a pas de sa nature; ainsi la chair « de l’homme obtient par l’exercice des bonnes « œuvres, après s’être macéré par beaucoup de « pénitences, la pureté que la nature ne lui a pas « donnée.

« L’aube a un capuce, qui est la profession ou la « pratique de la chasteté. Elle a aussi un cordon « qui signifie la langue du prêtre, laquelle résiste « aux opiniâtres (contumaces) et délie ceux qui « font pénitence.

« Quant à l’orfroi et franges (aurifrisum et « grammata), dont elle est ornée en divers lieux, « cela fait entendre ce que le prophète dit dans le « psaume : « La reine se tient à ta droite avec un « vêtement doré et garni de diverses borderies.»

« Elle est serrée par une ceinture, afin que l’on « sache que toute volupté charnelle doit être « réprimée.

« Les manches, raisonnablement larges, totnbe-

1. Du mystère sacré de l’autel , trad. de l’abbé Couren, p. 36, 5o, 54.

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