Moroni, Dict., voy. Cintola
2. René Ménard, La vie privée des anciens; les institutions , p. 660.
était portée par les personnes saintes et vertueuses; on la donnait aux jeunes filles dès l’àge de raison, comme un témoignage de leur engagement à obéir aux lois divines.
D’après le livre de Sad-Der, contenant les préceptes de Zoroastre, Dieu a commandé de prendre la ceinture parce qu’elle est le signe de l’obéissance au Créateur; elle chasse les démons '.
On peut croire, d’après ces mots de l’Evangile, que les apôtres portaient des ceintures : « Sint « lumbi vestri præcincti , — nolite possidere « aurum neque argentum nec pecuniam in zonis « vestris. »
« Prenez votre ceinture », dit l’ange en éveillant saint Pierre dans sa prison. (Præcingere, act. xn, 8. Lebrun.)
Il est aussi fort probable que les premiers chrétiens en avaient souvent, car à Rome la marque des hommes dissolus était de laisser flotter les plis de leur tunique sans les relever par une ceinture*. On trouve des tuniques ceintes dans les fresques cimetériales; il faut ajouter cependant que les orantes laissaient tomber librement les plis du colobium.
Le pape Célestin, dans sa lettre aux évêques de Vienne et de Narbonne (q3o), nous apprend que le port de la ceinture faisait partie du costume épiscopal dans les Gaules; il leur reproche, lorsqu’ils la portent, ainsi que le pallium, de se conformer