Cette ceinture a été plusieurs fois reproduite
Bull, mou., 1877.
Bull, des comités hist., 1849.
Revoil, ouvrage manuscrit sur VArt byzantin.
Garrucci, Storia dell’ Arte.
Viollet-le-Duc, Dict.
De Linas, Vêtements sacerdotaux.
Nous la reproduisons d'après une photographie que nous en a fournie M. de Laurikre.
Nous avons gravé sur la même planche une boucle d’ivoire trouvée dans l’église de Saint-Cyr, à Issoudun1, qui remonte, comme nous l’écrit M. de Kersers, à l’établissement du christianisme dans cette contrée. Moins parfaite de travail que la précédente, elle n’est peut-être pas beaucoup postérieure, comme cette observation ferait croire, car elle garde encore un caractère mérovingien incontestable.
On trouve sur un grand nombre de boucles mérovingiennes des sujets chrétiens, tels que le chrisme, la croix, Daniel entre les lions; on ne saurait affirmer qu’elles aient fait partie de costumes liturgiques, car on aimait alors placer ces emblèmes sur les armes et les tombeaux; mais on peut croire que les ecclésiastiques en portèrent de semblables. La collection Febvre, de Mâcon, déposée aujourd’hui au musée de Saint-Germain, nous en offre de nombreux spécimens2. (PL DXXII.)
Sur les mosaïques de Saint-Vital, à Ravenne, Melchisédech porte une large ceinture violette garnie en avant d’une bande qui retombe jusqu’en bas avec un bout en or. Abraham servant les anges a une ceinture crucifère et frangée, ou plutôt un manuterge. (PL DXXII.)
La ceinture constituait l’attribut d’une charge, ce qui fait que Grégoire le Grand félicite un de ses amis, accepisse cingula. Ce grand pape en portait une lui-même que l’on conserva longtemps comme relique.
Elle faisait partie du costume religieux. La règle de saint Benoît exigeait que les moines la gardassent pendant le sommeil: « Vestiti dormiant « et cincti cingulis aut funibus 3.» Saint Fulgence, évêque de Ruspe (-j- 533), est dit avoir conservé sa ceinture de cuir et le reste de l’habit monastique: « Pelliceo cingulo tanquam monachus ute- « baturfi » (C. 37, Patrologie, LXV, i36.)
La ceinture de saint Cuthbert (-J- 687) était en lin (zona linea); l’abbesse sainte Elstède fut guérie