Durand, Ration., notes de Barthélemy
haute et est réservé aux évêques et archevêques; il est gris ou en soie de couleur, brodé de beaucoup de croix et d’inscriptions. Il est doublé et se porte de façon que les bouts pendent également sur le front; chaque bout est alors croisé sur la poitrine, passé sous un bras, rejeté sur l’épaule opposée et retenu par une ceinture.
Le tailasdn, distinct du shamlah, est de la même sorte, une bande de lin et de soie qui pend sur le dos et n’est pas roulée sur le cou1.
L’amict n’a peut-être pas été en usage chez les Anglais jusqu’à la fin de la période saxonne; il n’est pas nommé dans le pontifical de Egbert; dans le dernier pontifical anglo-saxon du xe siècle, selon le docteur Rock, on voit nommer parmi les vêtements le superhurnerale ou poderem , qui peut signifier l’amict, quoique le mot poderis , signifiant ordinairement une longue robe, rende l’attribution douteuse 2.
L’amict était ordinairement une pièce carrée ou oblongue, croisée sur les épaules et attachée à la taille 3.
Primitivement en lin, il ne tarda pas à s’enrichir d’or et de couleurs, comme nous l’apprend le legs de Riculfe, évêque d’Helena (92 5), qui laissa àson église amictos cum auro quatuor i.
Réginon, abbé de Prüm, exigeait une propreté irréprochable pour l’amict, et il le considérait comme aussi nécessaire pour le saint sacrifice que les autres vêtements liturgiques5.
L’inventaire de Clermont indique quinze amicts, tous cum auro °.
Au xie siècle, les amicts commencèrent à devenir plus luxueux; on les enrichissait de broderies et de pierreries. Ces ornements s’appliquaient spé-