‹ La messe (volume 5)Chapitre 4 sur 303 · Bourassé, Dict · texte numérisé non relu

Bourassé, Dict

IXe SIÈCLE.

Les monuments qui nous rappellent l’usage de l’amict à une époque aussi reculée sont difficiles à rencontrer et incertains; M. Gay1 ne croit pas qu’il en existe avant le vme siècle; il dit le distinguer au cou des chanoines sur la miniature de la Bible de Charles le Chauve, où ils offrent le livre à l’empereur; mais cela ne saurait être affirmé, car le linge qu’on aperçoit sous le cou figure peut-être le haut de l’aube.

Au xvne siècle, on voyait encore, dit-on, sous le grand autel de l’abbaye de Saint-Acheul, près d’Amiens, une statue représentant saint Firmin, et qu’on prétendait du vne siècle. Elle avait la tête enveloppée de l’amict en forme de capuchon fort serré î.

Renaudot et d’autres écrivains nient son existence en Orient; M. Butler dit qu’il est difficile, dans les peintures coptes, d’en retrouver une image claire; cependant, comme en Egypte le climat rendait nécessaire de se couvrir le cou, comme 'es Coptes, si conservateurs des anciens usages l’ont encore, il est présumable que cet objet est d’une grande ancienneté. En puisant à diverses sources d’informations, on peut conclure que l’amict oriental est une longue bande ou écharpe blanche de soie ou de lin, portée autour de la tête par les prêtres et les diacres. Cette définition correspond exactement à l’amict porté aujourd’hui par les prêtres coptes.

En Arabie, l’amict est appelé indifféremment shamlah ou bal lin , quoique ces deux termes ne soient pas tout à fait synonymes. Le shamlah est une longue bande blanche en lin, brodée de grandes croix ordinairement en or. M. Butler, auquel nous empruntons ces détails, en possède une qui a 5m70 de long sur omqo de large. Les croix sont brodées en soie rouge et jaune, avec des lettres coptes aux angles. Il n’y a pas de frange, mais une simple ligne rouge dorée. Cette écharpe s’enroule comme un turban autour de la tête; un des bouts tombe assez bas sur le dos du prêtre; l’autre est passé autour de la figure, replié sous le menton et attaché au sommet de la tête. Le shamlah est porté par le prêtre et l’archiprêtre.

Le ballîn accuse une dignité ecclésiastique plus

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