‹ La messe (volume 5)Chapitre 64 sur 303 · Ann. arch., VII · texte numérisé non relu

Ann. arch., VII

MANIPULES

B. 25, 2. — Gori, Thés. vet. diptych. III, app. Tav. x), lequel est appelé là Hùm subdiac .

L’histoire nous a conservé d’intéressants souvenirs du manipule en France.

On croyait conserver dans le monastère des religieuses de Sainte-Croix, à Poitiers, l’étole et le manipule de saint Médard. Mgr Barbier de Montault a publié un inventaire de 1476, où l’on trouve mention de « l’estole et fenon de saint Médard. »

Le nom même de manipule paraît assez tardivement dans les textes; on fait remonter cette dénomination au vme siècle et à la donation de Aldegiastra au monastère de Obona,' dans les Asturies2 (781'. Ce seigneur donne « très mantos, « sex casulas, sex stolas, et quinque manipulos. » Parmi ces dons, les manipules sont distingués des manuterges.

L’ancienne attitude des clercs tenant le manipule est ainsi décrite par Mabillon : « Manipulo digitis « extra pollicem imposito »; c’est la manière de le porter que nous offrira constamment l’époque carlovingienne, et dont Raban Maur (-J- 856) nous donne témoignage conformément aux monuments; voici comment il s’explique dans son chapitre intitulé De Phanone 3: « Le quatrième vêtement, « dit-il, dont se couvrent les prêtres, est la mappula « ou mantile, qu’on appelle vulgairement fanon , « qui est porté à la main (ob hoc eorum tune « manibus tenetur) quand ils célèbrent la messe, « afin que le peuple les voie prêts au service de la « table du Seigneur. — Les mappœ sont les linges « qu’on place sur les tables couvertes de mets; les « mappulæ et les mantilia sont donc le diminutif « et servent à couvrir les tables. Ces linges, comme « leur nom l’indique, servaient jadis à s’essuyer « les mains. Il faut donc que les prêtres et les « ministres de l’autel tiennent les mappulæ à la « main (mappulas manibus tenere), eux dont « l’office est de faire les divins sacrements, afin « que la dévotion de l’esprit préside à cette œuvre

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