Mélanges d'arch., IV
2. Manuscrit 402, qui a figuré à l’Exposition de Cologne en 1876.
La photographie d’après laquelle a été exécuté notre dessin nous a été communiquée par M. Schnütgen.
MANIPULES
de saint Grégoire assis, écrivant, couvert d’une chasuble, et portant un manipule blanc assez long. (PI. DLXXXII.)
Une autre figure de saint Grégoire, de la bibliothèque de Saint-Gall, présente aussi le saint Pape avec le manipule sur le poignet droit1. (PI. DCXXXII.)
Une miniature de la bibliothèquede Darmstadt2, peinte dans un évangéliaire que M. Nisk, directeur de la bibliothèque, attribue au xe siècle, nous montre un prêtre tenant un livre et portant au bras gauche un riche manipule. C’est une bande assez large, à fond violet, au milieu de laquelle court un rinceau d’or, et que bordent deux lignes de rouge écarlate et des perles d’or; un petit trapèze d’or forme chacune des extrémités où sont suspendues six petites pommes ou grenades en manière de frange. (PI. DXXYI.)
Faut-il considérer comme un manipule la bande qu’on remarque dans la main gauche de saint Veslin, sur l’effigie de son tombeau? On y voit gravée l’inscription funéraire3.
On ne peut dire qu’il fut d’un usage général. Dans le pontifical de Landulfe4, à Rome, les prêtres en sont dépourvus.
Le manipule figurait, en 972, parmi les vêtements sacrés dans les actes de consécration d’une église d’Espagne.
Selon Lanfranc de Cantorbéry, il est attribué aux religieux lais: « In cœnobiis monachorum « etiam laici albis induuntur et antiqua patrum « institutione soient ferre manipulum. » (Lib. 1, ep. i3.) ^
Le concile de Poitiers, en 11005, défend aux moines, à moins qu’ils ne soient sous-diacres6, de