An», arch., VII
XIIe SIECLE.
les images de ces derniers sont bien plus nombreuses.
Suivons notre nomenclature historique pour la période romane. Dans un manuscrit latin (8, t. I, f° 2) de la Bibliothèque nationale, une miniature nous offre, au milieu d’un costume sacerdotal, un manipule rouge terminé par un petit rectangle d’or avec ornements et franges.
Sur l’évangéliaire de Luxeuil, qui fait aujourd'hui partie du meme dépôt de livres, on remarque un manipule porté sur le poignet et tout orné d’un quadrillé. (PI. CCCXCVII.)
Une miniature d’un manuscrit 1 2 du Dôme de Cologne, dont nous devons communication à M. Schnütgen, nous prouve que les croix commençaient à orner abondamment les manipules. Cette peinture représente le chanoine Hillinus, offrant son livre à saint Pierre. Sous le livre retombent les deux bouts du manipule, qui paraît, quoiqu’on ne voit pas le point de départ, attaché au poignet droit. Les croix sont rouges; celles du bas, qui correspondent à l’élargissement des extrémités, sont plus grandes; ces extrémités sont frangées *. (PI. DXVII.)
Un manuscrit de la cathédrale de Bamberg figure, sur une miniature, un évêque présentant saint Henri à Notre-Seigneur ; l’évêque, les bras levés, porte un manipule d’assez grande dimension, comme ils devenaient alors, et dont les dessins rappellent de riches broderies, une suite de divisions coupées par des croix de Saint-André et terminées en bas par une petite arcade3.
Depuis qu’on ne portait plus le manipule entre les doigts et qu’on ne craignait plus autant la gêne qui en résultait, on lui donnait de plus larges dimensions. Sur une miniature anglo-saxonne4, un prêtre tenant une croix, vêtu de la chasuble,