Warren, Liturg ., p
« tibus mos est instar armillarum, quas regum « vel sacerdotum brachia constringebantur. Ideo « ex quolibet pretioso vellere, non metalli duritia « extant, vel ut ornnes communiter sacerdotes, « etiam dignitatis in sæculo facilius inveniant. » (Germani Paris, expos. Brev. antiq. lit. Gall.)
Dans la légende de saint Martin, il est dit qu’un ange, pendant qu’il célébrait la messe, au moment de l’Elévation, lui avait passé aux bras deux manches de taffetas violet !.
Le docteur Rock prétend que les manches faisaient partie du costume sacerdotal dans l’ancienne Eglise anglaise.
Les Grecs ont encore tfes manches liturgiques qu’ils appellent épimanikion ( empavtxiov, p.«vr/.’ov, ■jzoaavty.iov) ; cet ornement, qui fut longtemps le signe distinctif des évêques, sert aussi aux prêtres.
En Orient, on en trouve encore d’une finesse inimitable et brodées en couleurs avec perfection. M. Butler, dans son livre sur l’Eglise copte, rapporte des manches que possède l’église de Abu Kîr, en velours cramoisi ; sur l’une des manches est brodée une madone, sur l’autre un ange; ces figures sont au milieu d’un fond d’étoiles ; dans le haut et le bas, des bandes avec divers ornements -.
On ne peut fournir aucune explication satisfaisante sur l’origine de cet ornement. Le patriarche Sirnéon les décrit comme un symbole de la force divine.
Nous avons mesuré ces manches à l’église russe. (Voy. vignette, p. 3o.)
Marriott donne (Vestiarium christianum) une figure des manches de l’évêque Nikita (1 167).