‹ La messeChapitre 138 sur 346 · D MS · texte numérisé non relu

D MS

ATI. AM. OETAT TETLVM. PS. A VIRI. AEMO NEP. TISPIANOXVI ET S. FC.

« Dits manibus sacrum. Atiamio état tetlumpsa Vi- « riaemo nepti suce pientissimœ annorum XVI et sibi « faciendum curavit. » Atiamoet Viriamo ne peuventelles compter parmi les pieuses femmes qui contribuèrent si efficacement à l’expansion de la foi en Espagne, Luparia, Polixena et Xantippe ? le prix du marbre indique la haute position sociale de la matrone. On prétend qu’il fut consacré par les disciples de saint Jacques, mais je doute que cette table fît déjà partie de l’autel, car l’emploi des marbres antiques, dans les monuments chrétiens, ne remonte guère au delà du v° siècle.

En 899 Alphonse III confirme l’existence de cet autel sur le sépulcre de l’apôtre et nous apprend qu’il contient d’autres reliques de martyrs : « Super cor- « pore quoque benivoli apostoli patet altarium sacrum « in quo patet antiqua est (?) martyrum theca, quam a « sanctis Patribus scimus conditam esse; unde « nemo ex nobis ausus fuit tollere saxa. » ( Esp . sagr. , XIV, 441, 448-)

Cette table était soutenue par une colonne. Les moines de Antealtares conservèrent la garde de Santiago jusqu’en 1077, comme il ressort du traité entre l’abbé Fagildo et l’évêque Diego Pelaez L On transporta sans doute alors l’autel à San-Payo ; la colonne fut coupée en deux dans le sens de la longueur ; une des parts continua d’être vénérée dans la crypte de Saint-Jacques; en mémoire de la destination primitive on grava sur le fragment qui subsiste les deux distriques suivants :

Cum sancto Jacobo fuit hæc adlata columna,

Araque scripta simulque super est posita.

Cujus discipuli sacrarunt, credimus, ambas,

Ac ex his aram constituere suam.

Le style épigraphique de cette légende la reporte manifestement à la seconde moitié du xi° siècle ; sur le mur du maître-autel de San-Payo, du côté de l’épître, on voit avec les mêmes caractères l’épitaphe de l’abbé Fagildo mort le 14 octobre 1084.

M. Guerra obtint de Son Éminence le Cardinal Paya, la faveur de visiter ce monument ; il y vit la demi-colonne et l’autel repiqué, et une inscription rappelant la consécration de la pierre le 1 5 février 1601. — La colonne se trouve dans une niche de la première chapelle, au bas de l'église ‘.

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Autel à Santiago.

L’état déplorable où se trouve la table d’autel fut occasionné par un scrupule de l’archevêque D. Juan de Saint-Clément 2 qui se scandalisa de voir célébrer les saints mystères sur une inscription profane et qui fit aveuglément effacer la mémoire d’ Atiamo, les moulures et la belle bordure qui l’encadrait de feuillages.

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