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Ilustracio catol., 1879, p

AUTELS

— Ce prélat oublia en cette circonstance les usages des premiers chrétiens qui ne craignirent nulle part d’introduire des marbres profanes dans leurs églises ; nous en avons déjà cité pour l’Espagne plusieurs exemples, nous pouvons en ajouter de plus nombreux.

Nous rappellerons à cet égard la pierre dédiée à Magnia Urbica, femme de l’empereur Carinus (-j- 284) ; on y ouvrit un loculus pour conserver les reliques de la vraie croix, du saint sépulcre, du vêtement et du suaire de la passion, etc. La dédicace païenne subsista, sur les autres faces on grava de nouvelles inscriptions relatives à l’érection dans « Acci « (Guadix) de l’église de la Très-Sainte-Croix dans « l’année xiv des rois glorieux Chindasvinthe et « Reccesvinthe, xv de l’épiscopat de Justus ». Sur cet autel on consacrait le corps du Christ sans tenir compte de la destination primitive de la pierre. Le D. M. S au commencement des tituli funéraires pouvait d’ailleurs s’interpréter « au Dieu très-grand ». — M. Guerra cite ici la récente découverte d’une petite stèle à Larisse en Thessalie i, qu’on peut comparer à celle de Santiago.

D M S Signo Christi Fl. Velleia ma trôna tribuni Domina. Manci pioru. Vixit annos xxmi in Domo Dei posita est.

Sur le côté de l’inscription on voit une couronne avec un chrisme de l’époque constantinienne.

L’autel de sainte Hélène dans la cathédrale de Girone, est tout-à-fait analogue.

Pour résumer notre étude sur le monument qui servait d’autel dans l’église Saint-Jacques de Compostelle nous rappellerons qu’une dalle funéraire de la meilleure époque, façonnée pour une matrone nommée Atiamo, fut placée comme table sacrée sur un tronçon de colonne où était sans doute, comme à Rimini, creusé le sépulcre des reliques. Jusqu’en 1077, les Bénédictins restent gardiens du sépulcre et transfèrent la table de l’autel à San-Payo ; la colonne est

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