COLLECTE, ÉPITRE, ETC
— Dominus vobiscum. Et cum spiritu tuo.
(Le Prêtre dit ici la Collecte, les Mémoires s’il doit en dire, l’Ëpître, le Graduel, l’ Alléluia et la Prose s’il y a lieu.)
Pendant le Graduel, le diacre dépose le livre des Évangiles au milieu de l’autel, et dit à voix basse :
Munda cormeum ac labia mea, omnipotens Deus, qui labia Isaïæ prophetæ calculo mundâsti ignito : ita me tuâgratiâ miseratione dignare mundare, ut sanctum Evangelium tuum dignè valeam nuntiare; per Christum Dominum nostrum.
Il reprend ensuite le livre, vient se mettre à genoux devant le célébrant et lui demande sa bénédiction, en disant :
— Jubé, Domne, benedicere.
L’officiant la lui donne en ces termes :
— Dominus sit in corde tuo, etinlabiis tuis, ut dignè et competenter annunties Evangelium suum : in nomine Patris, et Filii, et Spiritûs Sancti. Amen.
L’officiant bénit ensuite l’encens, comme ci-dessus.
Aux messes basses, le prêtre, après avoir lu la Collecte. l’Épître, le Graduel, etc. , s'incline au milieu de l’autel, récite le Munda cor meum, et ajoute :
— Dominus sit in corde meo et in labiis meis, ut dignè et competenter annuntiem Evangelium suum. Amen.
Avant l’Évangile, le prêtre (ou le diacre) dit :
— Dominus vobiscum.
— Et cum spiritu tuo.
— Initium (ou sequentia) sancti Evangelii secundum....
Le prêtre baise l’autel au milieu, joint les mains, se tourne vers le peuple, les yeux baissés, ouvre les mains en disant : le Seigneur soit avec vous, rejoint les mains et va vers le livre où il fait un salut à la croix en disant : Prions ; il ouvre et étend les mains, les tient élevées à la hauteur des épaules et dit l’Oraison.
On nomme Collecte aussi la première oraison de la
messe, au moment où tous les fidèles sont réunis ; de là le nom de collecta pour collectio , assemblée, réunion. Dans la primitive Eglise, comme on n’écrivait point la liturgie, il n’y avait point d’uniformité dans les oraisons que le célébrant récitait en ce moment. Il est vrai qu’un assez grand nombre de collectes composées dans le 11e siècle et même du temps des apôtres se transmettaient de mémoire ;