Mommsen, Ephemeris epigraph., vol. II, Berlin
La ilustracion catol., mai, 1880, p. 343.
partagée en deux; ils en conservent une des moitiés, sur laquelle ils gravent une inscription et laissent l’autre dans la crypte de Saint-Jacques, laquelle est perdue. — D’aveugles scrupules s’élèvent au xvie siècle au sujet de l’origine païenne de ce marbre et font effacer l’inscription d’ Atiamo qui en rappelait l’histoire et la haute antiquité.
Ce monument est non-seulement intéressant par le vocable de saint Jacques, par sa beauté, les vicissitudes de son histoire, mais il présente encore cette particularité remarquable d’une face de cippe employée horizontalement, au lieu de l’être, comme nous le verrons presque toujours, en guise de pieddroit.
Nous avons classé tous les monuments précédents au v° siècle, quoique la date de leur conversion en autels chrétiens fût souvent incertaine, il nous a semblé en effet dans le doute, qu’il était convenable de les attribuer à une époque où cet usage se généralisa dans tout l’empire romain.
Nous nous occuperons maintenant des autels qui appartiennent mieux encore au ve siècle, que ceux qu’il a, non pas conquis sur le paganisme, mais façonnés à nouveau.
Au milieu même des facilités que lui offrait l’emploi des dépouilles païennes, l’art chrétien ne resta pas sans caractère et montra son génie indépendant des devanciers. Un des monuments le plus remarquables de ceux sortis de sa propre inspiration fut l’autel de Pulchérie. Cette grande princesse ayant été chargée de la tutelle de son jeune frère Théodose II, quoiqu’elle n’eut encore que quinze ans (414), avait fait vœu de virginité. Désirant consacrer sa résolution par un monument public elle donna à 1 église Sainte-Sophie un autel d’or d’un travail admirable, rehaussé de pierres précieuses et fit graver sur la face antérieure une inscription qui exprimait sa pensée 1 . « Pro virginate sua et imperio fratris sacram mensam « Ecclesiæ Constantinopolitanæ dedicavit, idque « ipsum ut cunctis esset conspicuum in fronte ejus- « dem mensæ litteris expressif »
Rome moins riche que Constantinople et appauvrie par les invasions barbares n’avait plus le même luxe liturgique, cependant nous voyons Sixte III offrir à Sainte-Marie-Majeure un autel d'argent très-