‹ La messeChapitre 147 sur 346 · Liber usuum Cisterc. ordinis, p. 102. Paris, 1628. in · texte numérisé non relu

Liber usuum Cisterc. ordinis, p. 102. Paris, 1628. in

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le début du vic siècle. Dans Ilaros, la ligature rappelle les inscriptions des monnaies de Charlemagne. On trouve le nom de Wilielmus levita et en surcharge presbyter, pèlerin qui n’était que diacre lors de sa première visite et qui, devenu prêtre, a ajouté ce titre à son ancienne signature. Parmi ces pèlerins aucun ne porte un double vocable, la masse des actes de visites ne saurait donc être postérieure aux premières années du xi° siècle, et nous présente toutes les variétés graphiques.

Il n’y a plus aujourd’hui de visible que le dessus de la table et la face principale ; les deux côtés et la face postérieure sont cachés par des morceaux de marbre en partie bruts, en partie polis, qui les masquent entièrement. Nous avons à la Bibliothèque nationale un manuscrit de saint Magloire qui contient sa description en 1630 ; il y est dit qu’il « sou- « lait antiennement estre porté sur trois piliers » .

Nous n’avons besoin d’entrer dans aucune discussion chronologique puisque ce monument a le rare privilège d’être daté; nous nous contenterons de rapporter quelques renseignements sur saint Rustique qui en fut l’ordonnateur.

Rustique, né dans la Gaule Narbonnaise, vers la fin du règne de l’empereur Théodose Iflr, était fils du saint évêque Bonose. Après avoir étudié à Rome, il revint dans sa patrie où il embrassa la vie monastique. Saint Jérôme (41 3) lui écrivit une lettre sur les devoirs de son nouvel état. Il fut élevé sur le siège de Narbonne vers 427 ; on sait peu de chose sur son épiscopat1. Notre autel de Minerve est un monument de son zèle apostolique. Minerve avait dans ce lieu un temple fameux, saint Rustique, animé d’un saint zèle pour détruire l’idolâtrie, abattit ce temple et sur ses ruines il érigea une église au vrai Dieu. Il fit élever un autel de marbre blanc sur lequel on voit son nom gravé ainsi que celui d’Hermés, son diacre et plus tard son successeur, et le nom de quelques prélats ou lévites avec cette inscription : a Rustique l’a fait consacrer la xxxe année de s'on épiscopat. » Ce qui revient à l’an 457. On croit qu’il mourut le 26 octobre 462 2.

On conserve au musée de Narbonne une inscription de 444 : anno xvii -{- episc. p. t. rvstici die cclxvi kl -f- ivl qui se trouvait jadis dans l’église paroissiale de Notre-Dame de la Major où elle sup¬

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