‹ La messeChapitre 155 sur 346 · Bull, d'arch. chrèt. 1880, p · texte numérisé non relu

Bull, d'arch. chrèt. 1880, p

« en dehors de la basilique. » ( Bulletin des antiquaires de France 1880, p. 270; tirage à part, p. 14.)

Nous avons en orient peu de renseignements pour le ve siècle. Saint Athanase, cependant, parlait déjà d’un nombre considérable d’autels dont abondait l’Égypte. Saint Cyrille d’Alexandrie (-}- 444) les ap- « pelle innombrables: « Aræexisterunt Domino complures et innumerabiles perÆgyptum1.» De ces richesses liturgiques il ne nous reste que de rares vestiges, fort mal explorés par la plupart des voyageurs dont l’attention est absorbée par les grands monuments de l’antiquité. M. Paul Durand, qui a fait en ce pays plusieurs excursions en artiste et en archéologue chrétien, nous dit avoir vu à Philæ des autels chrétiens antiques composés d’un simple cube de pierre orné d’une croix. Au vieux Caire 2, dans l’église de Dayr-Bablûn, on voit une pierre carrée, au-dessus de laquelle une cavité destinée aux reliques rappelle l’usage sacré qui lui était destiné.

Dans les antiques églises d’Égypte, commeàSaint- Macaire dans le désert de Scété, dans la Maréotide, dans l’Éthiopie, qui pendant de longs siècles resta chrétienne, on trouve des autels de pierre massive.

M. le marquis de Vogué n’a retrouvé aucun autel dans toutes les églises de Syrie, mais il se souvient avoir vu à Luxor un temple antique transformé par les chrétiens, et dans ce temple une absidiole où ils avaient certainement élevé un autel ; cette niche est flanquée de deux colonnes en granit trapues et couronnées de chapiteaux corinthiens fort simples.

Vie SIÈCLE.

Le ve siècle qui porta les plus rudes coups au paganisme fut loin d’avoir épuisé les dépouilles qu’on pouvait utiliser pour les monuments chrétiens; le vie siècle continua à chercher des matériaux3 dans les temples et les hypogées comme dans de riches

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