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Arch. du Midi de la France, III, pl. L

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table d’autel qui rentre dans la catégorie des précédents1. M. Héron de Villefosse, le savant conservateur du Musée du Louvre, a trouvé près des ruines de la basilique chrétienne de Henchir-el-Begueus, à trois journées de Tébessa, un autel de ce genre dont il a eu la bonté de nous communiquer les dessins. C’est une dalle de i mètre carré en pierre schisteuse qui se délite comme l’ardoise et dont plusieurs parties sont mutilées; la table est encadrée sur le dessus d’une rangée de petits losanges et d’une double rangée de rosaces de 4 centimètres. Au milieu on remarque une entaille carrée de om 35, profonde de om 05 qui servait de feuillure à la dalle de recouvrement du sépulcre. Ce sépulcre, placé au centre, est un trou circulaire de om 25 de diamètre sur om 09 de profondeur. — Sur la tranche principale de la table, la seule décorée, on voit le monogramme du Christ avec l’A etl’ft dans un médaillon, à droite et à gauche duquel sont disposés deux palmes et deux cartouches. La partie de droite, la mieux conservée, laisse lire encore dans le cartouche cette inscription : memoria sacti. montani. En 259, Montanus, Lucius et leurs compagnons furent martyrisés à Carthage 2, ce sont peut-être les reliques de saint Montanus que possédait cet autel et dont l’épigraphe rappelle la mémoire. Le dessous de la pierre, tout-à-fait brut, ne laisse pas deviner sur quel support il était placé. (PI. L.)

M. de Rossi classe ce monument parmi ceux du ve ou vi° siècle. Son style seul est à cet égard un argument décisif; de plus, le mot sanctus, écrit en abrégé, devient commun à la fin du v° siècle. On remarquera aussi la ressemblance de la palme sortant de deux volutes que nous retrouverons souvent sur d’anciens chancels.

« La basilique, nous dit M. de Villefosse, où se « trouvait cet autel, est encore très-reconnaissable. « Elle forme un quadrilatère fortifié, entouré de « fossés ; au milieu se dresse une grande arcade très- « minutieusement décorée, à la façon byzantine, de « rosaces, de bandes de petits losanges, de branches « de vignes finement enroulées et supportées par « deux chapiteaux corinthiens. Cettearcade est ornée « d’un monogramme inscrit dans une couronne. La « table gisait, à moitié enterrée, à quelque distance

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