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Ciampini rapporte cette inscription de Saint-Étienne

AUTELS

dantsur la tradition, considère Eufrasius comme le premier évêque de Parenzo. Coleti 1 prétend, d’après une version de Paul diacre, qu’il fut impliqué dans le schisme d’Istrie, ce qui recule l’épiscopat d’Eufrasius à la fin du vin0 siècle.

Moroni, dans le Dictionnaire de science ecclésiastique, maintient la tradition du vi° siècle et rapporte en ces termes l’histoire d’Eufrasius : « En 524, on élut pour premier évêque de Parenzo, Eufrasius, qui avait peut-être été décurion de Pola, lequel éleva ou reconstruisit la cathédrale, institua le chapitre et fonda quatre monastères. Ces bienfaits furent ternis par le schisme et les fautes dont on ignore s’il fit pénitence. Dans l’affaire des fameux trois chapitres qui suivit, il resta contumace après sa condamnation, en compagnie des prélats istriens qui ne retournèrent qu’en 698 à l’unité catholique. Le pape Pélage Ier, en 555, écrivit à Narsès pour qu’il chassât Eufrasius de son siège sousl’inculpation de crimes i. » L’authenticité de ces lettres n’est pas mise en doute. Gams se rallie complètement à l’opinion du vic siècle : « Circa 521-22, Eu- « phrasius qui post annum 553 in schisma delapsus « est. »

le-Rond relative au ve siècle. {Vet. monum., II, p. tio.)

Opus qjjod basilicæ beati martyris Stephani

Defuit a Johanne epo marmoribus inchoatüm JUVANTE DNO Félix papa addito musivo

SPLENDORE SANCTÆ PLEBI DEI PERFECIT.

DNO JUVANTE Félix épis Dei famulus Forum basilicæ beati martyris Stephani musivo et marmoribus

DECORAVIT

Le P. Garrucci ( Stor . dell' arte, vi, 87) cite des exemples de cette formule sur une table d’autel à Otricoli et sur un marbre récemment découvert àSanta-Maria-de-Porto deRavenne. Il semble attribuer ce marbre au vie siècle (668-685). L’archevêque Adam, en reconstruisant l’église, la dédia à l’Assomption et, par conséquent, on ne peut reporter la mosaïque d’Eufrasius à une époque postérieure, car les titulaires, selon la charte d’Eufrasius, sont la Sainte-Vierge et saint Maur. Il lui paraît donc qu’il y eut à Parenzo un évêque Eufrasius II, sous le règne de Constantin IV Pogonat. (Stor. dell’arte, iv, p. 93.)

1 . Ce critique se fonde sur un document de 796 relatif à des redevances dues à l’église et qui commence ainsi : In nomine Patris et Filii et Spiritus sancti, imperante Constantino Romanorum imperatore, triumphatore Augusto, anni imperii ejus xvi, die vero xxiv mensis mardi, indict. vi féliciter. Nos quidem Dei gratiâ Eufrasius Parentinæ ecclesie præsul, curator pupillorum, viduarum et orphanorum, pastor in ecclesiâB. Mariæ Virginis et S. Mauri martyris....

2. Sériés episc. eccl. cathol. Ratisbonne, 1873, in-40, p. 799.

Cet auteur cite avec réserve un manuscrit trouvé dans les

archives de Parenzo où l’on voit le nom d’Eufrasius en tête de trente évêques qui siégèrent jusqu’en 1200. Elias aurait

La mosaïque de la tribune, que plusieurs critiques attribuent à une époque postérieure, leur offre une objection contre cette date; on y voit, en effet, cet évêque tenant l’Église entre ses mains. Il n’a pas de nimbe et porte près de lui cette désignation :

EVFRI 1 VS EPS

De plus, un enfant figuré à ses côtés, est nommé par cette autre légende :

EVFRASIV S FIL.

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