‹ La messeChapitre 195 sur 346 · Id., n° no · texte numérisé non relu

Id., n° no

Nous pourrions multiplier ces exemples, même en dehors de l’Espagne et du midi de la France ; ainsi on conservait autrefois à Chamelières, dans l’abbaye bénédictine, le corps de sainte Thècle, et dans la châsse on découvrit une lame de plomb sur laquelle on lisait : Hesunt reliquie becite Tecle virginis. Quoique ces formules persistèrent quelquefois jusqu’à l’époque carlovingienne, comme on peut le voir par celle de Santa-Maria d’Obona 3 ou par l’autel de Sainte- Marie du Prieuré à Rome (pl. LXIV), on doit convenir qu’elles sont surtout familières au yiic siècle et fournissent un argument important en faveur de l’attribution de nos deux autels à cette époque.

A Cassis, ville située entre Marseille et la Ciotat, il existe encastré dans la muraille du presbytère un autel en forme de cippe qui présente un extrême intérêt. Sur la face, il porte un grand chrisme de om 19 de diamètre, dont la tige verticale se recourbe en R, et au-dessus deux croix ansées terminées de même à leur partie supérieure 4 et accostée des deux sigles A et n. Une moulure servait de socle au cippe, et, particularité remarquable, de petites colonnettes se dres¬

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