Bull, monum. 1868, p
Lettre partie, de M. l’abbé Pougnet.
AUTELS
Il y a une dizaine d’années on découvrit dans l’église de Saint-Gilles le tombeau du saint patron, et au-dessus un cippe qui sans doute servait d’autel. Ce petit pilier porte au sommet et à la base des moulures qui se retournent sur trois faces, mais qu’on a cachées aujourd’hui par une marche et par une nouvelle table d’autel. Le style de ces moulures, encore presque romaines, semble correspondre exactement au commencement du vin0 siècle qui fut l’époque de la mort du saint. Nous en avons gravé (pi. LV) le dessin que nous devons à l’obligeance de M. l’abbé Everlange, auteur d’une notice sur l'Église et le Pèlerinage.
Ce cippe peut être justement rapproché de celui que Peiresc mentionne dans ses Inscriptions à Saint- Thomas de la Daurade et qui contenait des reliques de saint Trophime (mort en 250).
Il existe à Saint-Pierre de Cordoue un tronçon de pierre qui semble avoir appartenu à un ancien pilier. La teneur de l’inscription, qu’on y lit encore en partie, autorise à supposer qu’elle servit de base à un autel, quoique la pierre n’ait plus que om 50 de hauteur. Elle fut découverte le 21 novembre 1575.
Mgr Gonzalès, évêque de Cordoue, a bien voulu nous en fournir la transcription exacte :
SCORVM .
MARTRV...
XPI IHV
. AVSTIIA
HVARI ET MART....
ZOY .
AOS .