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On peut lire ainsi : Sanctorum martyrum Christi Jhesu..., sancti Januarii et Martialis.... Zoyli....
Cette pierre n’est pas du vie siècle, comme le suppose de Hübner 1 ; elle peut être postérieure, parce qu’elle fut travaillée par les Mozarabes pour couvrir l'entrée d’un sépulcre où ils cachaient les reliques des martyrs de Cordoue, dans la dernière époque de la domination arabe.
Dans le monastère de Sainte-Marie de Obona, à douze lieues ouest d’Oviédo, à trois de Cangas, on lit cette inscription sur un autel de marbre :
HIC SUNT RELIQUIE S. MARIE DE LACTE EIUS DE S. PAULO, DE S. VINCENT, ET ALIE ET SUNT XVIII RELIQUIE IN HONORE S. MARIE — SUAR1US ME FECIT *.
Nous nous réservons de décrire la chapelle des martyrs de Noie à propos de la basilique, nous nous bornons ici à parler de ses autels. Ils sont au nombre de trois; celui du fond a été moderné, mais ceux des côtés n’ont encore souffert aucune restauration ; ils sont très-simples, comme on le verra sur notre planche, garnis d’un loculus pour les reliques et placés devant une niche peinte ; ils forment un des plus anciens exemples d'autels maçonnés ; une dalle funéraire antique, mais chrétienne, recouvre l’un d’eux. (PL LVII.)
Nous avons rapporté au bas de notre planche l’inscription qu’on lit sur les petits pilastres d’entrée et qui nous donne la date d’érection de la chapelle : Léo tertius — Episcopus fecit. Les colonnes antiques qui sont contiguës et à demi-enterrées et qui n’ont plus de rôle dans l’édifice prouvent que le remaniement qu’y apporta le saint évêque fut complet. Il est de plus évident que l’autel n’est pas antique, puisqu’on s’est servi pour le recouvrir d’une dalle qui porte une inscription des premiers siècles : Requiescat.... Léon III fut le vingt-troisième évêque de Noie; nous ne possédons pas la date précise de son épiscopat, mais nous savons que son prédécesseur Aurelianus florissait en 679, ce qui le reporte luimême à la fin du vu* ou au plus tard au début du vin® siècle.
Cet oratoire nous présente pour la première fois un exemple encore visible de la pluralité des autels. En abordant le vme siècle, nous touchons en effet à une époque où ils se multiplièrent excessivement et offrirent, par leur trop grand nombre, un abus qu’on fut obligé de réprimer. Cette circonstance a une importance particulière dans l’histoire des autels, et mérite d’être signalée; on ne trouvera donc pas, j’espère, inopportun que nous entrions, à l’occasion