Hist. eccles., X, iv
3. « Si cum donatistis in unitate sumus, quid in civj- « tate faciunt duo altaria? » Peut-être altaria est-il pris dans le sens de basilique, mais cette identification prouverait dans le sens de l’unité.
4. Milites irruentes in altaria osculis significare pacis sig— num. [Ad Marcellinam ep. xxxm.)
5. Altaria septem ex argento battuli pens. sing. libras 200. ( Lib . pont. y in vita Silvestri , p. 38.)
dans les chapelles d’angle; le nombre trois eut sans doute pour but, à cette époque, d’honorer spécialement la Trinité et de protester contre les erreurs d’Arius.
Bingham assure qu’à Rome, dans l’église des Saints- Apôtres, il existait plusieurs autels tournés vers l’orient et même distribués dans différentes parties de l’édifice.
A la fin du vi° siècle nous trouvons en Gaule des souvenirs incontestables de la pluralité des autels.
Grégoire de Tours mentionne trois autels dans l’église de Braisne, près de Soissons, et un double autel sous le vocable de saint Pierre à Bordeaux ‘.Il dit encore qu’il y avait dans chaque église un autel principal et plusieurs petits distribués dans les oratoires et les cryptes a.
Grégoire le Grand 3 rapporte que Palladius, évêque de Saintes, avait placé dans une église treize autels, dont quatre n’avaient pu être consacrés, faute de reliques. Ce fait prouve qu’alors la pluralité des autels était d’un usage général dans l’église et approuvé à Rome.
Les décrets des conciles défendant de dire plus de deux messes par jour devant le même autel durent en accroître forcément le nombre. Celui du concile d’Auxerre, en 578, est ainsi conçu : « Non licet « super uno altario in una die duas missas dicere; « nec in altario ubi episcopus missas dixerit ut preste byter in ilia die missas dicat. »
Cette prescription est renouvelée par le concile de Cantorbéry (685) : « xxxii. — In uno altari duas ce facere missas conceditur, et ille qui prius mante ducare probatur, ad osculum pacis non permitti- « tur 4. »
Les statuts de saint Boniface de Mayence (f 75 5) répétaient textuellement le concile d’Auxerre : « xxin. — Non licet in illo altario ubi episcopus misée sam dixerit ut presbyter postea ilia die missam et dicat. »
Cet usage liturgique se perpétua très-tard dans certains monastères : ce Nous remarquâmes encore dans Clervaux, nous dit D. Martène, une pratique singulière. Tous les religieux prêtres ont leur autel assigné pour dire la sainte messe, et aucun ne la célébré sur l’autel d’un autre ; c’est un reste de l’an-