Id., v
d’Angleterre ; il dit qu’on y voyait treize autels dont le principal dans l’abside était consacré à la Sainte- Vierge :
Quo régnante novum præcelsa mole sacellum Bugge construxit supplex vernacula Christi,
Quæ fulgcnt ara bis seno nomine sacræ Insuper absidam consecrat virginis ara.
Le mot fulgent semble indiquer que ces autels étaient en métal et brillants de pierreries.
La chronique du Mont-Cassin raconte qu’Archise (755) duc de Bénévent, éleva plusieurs autels dans son église de Sainte-Sophie : « Tarn martyrum, quam « confessorum num. xxxi sancta corpora ibidem attu- « lisse, et per diversa altaria reverenter collocasse. »
Un poème d’Alcuin nous signale trente autels dans la cathédrale d’York :
Quæ triginta tenet variis ornatibus aras 2.
Dans l’église supérieure de Ripon, il y avait plusieurs petites chapelles, chacune dotée d’un autel 3.
Dans le monastère saxon d’Abingdon les douze moines avaient chacun leur chapelle et la messe n’était célébrée au maître-autel que les jours de fête *.
: Reliques ;
Nous trouvons dans les textes de ce temps l’explication du symbolisme qui présidait alors à la construction des autels. Nous lisons, par exemple, dans la Vie de saint Benoit d’Aniane, écrite par son disciple Ardon, que ce saint abbé construisit une église en 772, qu’il y disposa un grand autel formé de trois autels; nous remarquerons qu’il appelle l’ensemble altare et les divisions arœ. Dans sa pensée, l’autel désignait l’unité divine, et ses trois parties les personnes de la Sainte-Trinité. Au dehors l’autel paraissait massif, mais il était creux à l’intérieur et possédait un