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Ubique din pour ubique dir

2. Tee uro pour 4- euro. La faute de E pour L dans subeimi et reliquas au lieu de reliqua sont des fautes du graveur de l’inscription. — Quant à Pendola 4- euro pukliro on peut sans doute lire pendola crux gyro pulchro ou e circulo pulchro.

Pour ce monument on peut consulter :

Ann. archêol., xxv, p. 316.

De Dartein, Archit. lombarde, pl. VII et VIII, p. 13. Garrucci, Stor. dell'arle, vi, 29.

Le Cabinet des estampes possède un dessin manuscrit de cet autel. (G. b. xx, p. 29.)

deur Descemet découvrit les fragments dans l’intérieur de l’autel moderne. M. de Rossi en a publié la face principale et le côté dans le Bulletin d’archéologie chrétienne; nous complétons l’illustration de ce monument en reproduisant aussi la face postérieure d’après l’estampage que M. Descemet a eu la bonté de nous communiquer.

Je ne doute pas que ces diverses plaques aujourd hui brisées et disjointes n’aient appartenu à un autel. La hauteur d’environ un mètre convient à cette destination, et l’épigraphe correspond aux dédicaces de ce genre de monuments. La largeur exclut toute pensée d usage funéraire, la seule qu’on puisse supposer en dehors de l’autel. De plus, la conservation de ces plaques sous l’autel actuel est une sorte d’authentique, car c’est là qu’on trouve le plus souvent les vieux autels, dont on respectait encore les marbres consacrés lors même que leur style n’était plus goûté et qu’on les cachait sous les nouveaux parements.

Les dessins qui ornent les dalles sont exécutés en traits creux d’environ 8 millimètres de large; sur la face principale nous voyons trois croix de consécration inscrites dans des disques, ou plutôt peutêtre trois flabella. Entre ces croix se tiennent debout, en orante, deux personnages vêtus d’une simple tunique. Au-dessus de l’un d’eux on a figuré le calice eucharistique accompagné de deux colombes; près de l’autre, on lit : Ursus magester fecit ; une inscription à peu près identique est gravée au pied du pilastre latéral. Cette répétition prouve que ce pilastre était sur le retour, car il eût été superflu de répéter la signature de l’artiste sur la même face.

Une large inscription qui occupe tout le haut de l’autel et qui retombe à gauche sur le bord célèbre la libéralité du donateur :

HILDERICUS DRAGILEOPA IN HONORE SANCTI PETRI ET AMORE SANCTI LEO(NIS) ET SANCTI GREGORII PRO REMEDIO A(NIMA m(eæ)

M. de Rossi est parvenu à dégager de ce texte l’âge précis du monument. Il l’a rapproché d’une autre inscription qu’on lit sur le ciborium de Saint-Georges de Vérone et que nouspublions (pl. XCIII) : -j- Ursus

MAGESTER CUM DISCEPOLIS SUIS IwiNTINO ET IwiANO

edificavet hanc civorium. La date du règne de Luitprand est inscrite sur l’autre colonne du ciborium. Il est donc avéré qu’un Ursus magester tenait au temps de ce roi des Lombards école de marbrerie. Luitprand

M. Bortolotti, à l’insigne libéralité duquel nous devons tous ces documents, suppose qu’elle portait l’inscription qu’il restaure delà manière suivante. Les parties soulignées sont les seules conservées i.

Perspicuum patulis hoc Dodo altare ienestris Ad tumulum sancti const ruxit Geminiani.

Orate hinc fratres, vos poscimus et venientes Ne draco prælatum laquea convinciat isltim.

Nous avons gravé cet autel ainsi qu’une miniature représentant la restauration des reliques, pl. LIX.

Nous croyons devoir classer ici l’autel de Cavaillon (V aucluse), trop digne par la grossièreté de son exécution d’être mis à côté du précédent monument. Il fut découvert sous le sol du jardin du presbytère, où il se trouve encore en attendant la restauration d’une chapelle à laquelle on le destine. Au milieu de la tranche de cette pierre est sculptée une croix pattée entre l’A et l'n, à droite deux colombes sont affrontées, à gauche, deux autres colombes, dont l'une est renversée, paraissent combattre. Ne faut-il pas voir dans cette antithèse un symbole de la charité et de la discorde, des justes et des réprouvés ? Sur les côtés de la table ondule une tige de pampres, desquels pendent des grappes ; sur le dessus on distingue encore quelques feuilles qui rappellent l’ancien encadrement. Nous devons à l’obligeance de M. le curé de Cavaillon les estampages de cette pierre. (Pl. LVI.)

Dans la crypte de Saint-Denys un des chapiteaux porte en sculpture un autel massif recouvert d’une nappe et placé devant un reliquaire soutenu par des colonnes 2.

On a retrouvé, dans la crypte du Dôme de Modène, un devant d’autel de marbre percé d’une arcade et orné d’une croix équilatérale, il est probable qu’elle date du vin0 siècle, mais au xne siècle, sans doute à l’époque de la translation (i 106), le tombeau du saint fut élevé de terre, posé sur cinq colonnettes trapues qui conservent le style de cette dernière époque, et alors on ajouta sur les flancs des dalles percées chacune de deux arcades; celle de derrière a disparu.

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