Bull, monum
3. Otlhon, moine du xne siècle, VitaS. Bonifacii, éd. Taffé, Mog., p. 502.
VIIIe SIÈCLE. — FERENTILLO.
sous le gouvernement de son fils Ratchis, qui devint roi des Lombards en 744. Ce serait donc un ouvrage de la première moitié du vme siècle :
L (De majxima dona XPI ad clarit. subeimi concessa Pemmoni ubique 1 din(ut)o
(For)marentur ut templa. Nam et inter reliquas 2 (Solar)ium Beati Iohannis ornabit pendola (tee) uro pul-
[chro ait
are ditabit marmoris colore Ratchis Hildebohohrit.
M. de Rossi, en explorant, il y a quelques années, le duché de Spolète, a jeté un jour tout nouveau sur son histoire archéologique; il a notamment illustré l’abbaye de Ferentillo et les autels qu’on y conserve. Nous empruntons à ses savantes dissertations quelques passages qui intéressent nos études.
L’origine de l’abbaye de Ferentillo est très-ancienne. Selon la tradition, deux solitaires, Lazare et Jean, s’étaient voués dans cette contrée à la vie érémimitiquevers la fin du vne siècle. Faroald II, duc de Spolète, y bâtit une église et un monastère, et lorsqu’il fut chassé du trône, vers 721, il s’y retira jusqu’à sa mort. On a rouvert dernièrement la grotte habitée par les saints ermites et vénérée depuis comme sanctuaire; là fut anciennement érigée une simple et grossière table d’autel, une dalle carrée, posée sur un cippe antique de forme conique, en pierre calcaire de l’Apennin. Le cippe porte une singulière inscription contemporaine à peu près de la république romaine :
P. CRASTINVS. P. F. PAVLVS C. TITTIENVS. Q. F. MACER TESAVRVM. F. C.
L’église du monastère, en forme de croix latine, a 8 mètres de large sur 34 mètres de long, y compris l’abside; elle possède quelques sculptures qui appartiennent certainement aux origines lombardes de l’édifice, entre autre le curieux autel dont nous donnons le dessin (pl. LVIII) et dont M. le comman¬