Martène et Durand, Voyage lût., II
4. Sub præfato itaque principe, Tuto (894-929), sancti Emmerammi monachus, Ratisbonensi præsulabatur ecclesiæ, quiasepti.no anno imperii illius usque ad duodecimum
regni Heinrici saxonis hac vita permansit Tune vene-
randus antistes Tuto Christo adherens in martire suo, coronis principum Caroli, Carlomani, Arnoldi addens de suo
AUTELS
à son église un parement d’autel d’ç>r très-pur enrichi de pierreries
Le célèbre Tuotilon avait laissé des élèves dans le monastère de Saint-Gall. Immon, élu abbé en 975, pratiquait l’orfèvrerie ; il avait commencé un parement d’autel en or d’un travail magnifique, qu'on voyait encore dans l’église du monastère au commencement du xiiic siècle. Immon ne put l’achever avant sa mort; l’abbé Ulricqui lui succéda en 984 le fit terminer. A peu près à la même époque, Wittigow ou Witego, abbé du monastère de Reichenau (985-997)» enrichissait l’autel de la Sainte- Vierge et celui de la sainte Croix de parements d’or enrichis de pierres précieuses 2.
On trouve dans l’inventaire du trésor de l’abbaye de Prüm, fait au xi° siècle par ordre de l’empereur Henri II,' la mention d’autels façonnés en riches métaux: « L’église de Prüm possède un autel d’or consacré au saint Sauveur; quatre petites châsses couvertes d’or et de pierreries, posées sur deux plus grandes argentées; une couronne formée d’or et de pierres précieuses suspendues au-dessus de l’autel; un ciborium orné d’or et d’argent, l’autel d’argent donné par l’empereur Lothaire. (-{- 855.)
D. Martène mentionne un autel d’or à Clermont : « Et Beggo Arvernensis item episcopus sub finem « decimiseculi super tumulum S. Maioli aliud conse- « cravit 3. »
Dans la vie de saint Abbon(*J- 1004), abbé de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire), il est question d’un antipendium d’or qu’avait commencé son prédécesseur et qu’il acheva. Il fit aussi deux couvertures d’argent et six autels recouverts de lames d’argent 4.
Nous lisons la description de la table d’or de Sens 8 dans le procès-verbal dressé à l’époque de la démolition de l’autel au xivc siècle : « Ce rétable ou contre-
quantum potuit, beato Emmerammo aureum altare paravit, venustissima forma decoravit, mille gemmisornavit. (Arnoldus de S. Emmerammo, lib. I. — Pertz, IV, p. 551.)