Mémoires de la Société arch. du midi, III
Bull, monum., 1871, 136; 1881, 442.
Anno lxviiii post raillesimo incarnacionednica. indictione vu reverendissimus epus. istius ecclesiæ RaimundusetGaurefredus cornes simulque Azalais comitissa, pariterque omnibus hominibus istius terre poternes, médiocres, atque minores, jusserunt hoc altare in honorera dni. nostri Jesu Christi et martiris virginis ejus Eulalie edificare propter Deum et remedium animas illorum. Illos et illas qui ad hoc altare adjutorium fecer. cum sanguinibus illorum tara vivis quam et defunctis electorüm tuorum jungere digneris consorcio.
2. Voici quelques textes rappelant des autels en métaux précieux :
Laurentius Leodiensis in cpiscopis virdunensibus :
« Tabulant argenteâm ante majus altare decenter fieri « fecit. »
Catalogus episcoporum Frigensium in metropoli Salisburgensi, t. IV, p. 141 : « Tabulant ex auro purissinto, quæ « in diebus festis ante altare ponitur fabrili opéré compe- « git. »
Helgandus in Roberto rege : « Tabulam ad altare S. Pe- '< tri.... auro bono totant cooperuit. »
Vitæ abbatunt S. Albani : « Tabulant quoque unani ex « auro et argento et gemntis electis artificiose constructam « ad longitudinem et latitudinem altaris S. Albani. »
Alibi : (« Facta est ntagna tabula, cujus pars de métallo, « pars de ligno artificiosissime perfecta, quæ est ante ma- « jus altare in ecclesiâ nostrâ.... Tabula picta ante altare « B. Virginis cum superaltari cœlato, et cruce superposita « et pictura desuper, et a latere, in maceria artificiose ni- « mis.... est perfecta. Ontnes quoque tabulæ ante altaria « nostræ ecclesiæ, scilicet B. Joannis, B. Stephani. » (Du Cange.)
« Lanfrancus (4- 1089) archiepiscopus fecit ecclesiæ (Rof- « fensi) tabulam argenteam ante majus altare. » (Thorpe, Regist. Roffense. — L’abbé Texier, Dictionn. d'orfèvrerie.')
« Ernulfus episcopus, in tabula argentea ante majus altare <c accrevit duas listas de esmalo. » [Ibid.)
« Mater illorum, dédit pallium optimum quod solet esse « principale ante majus altare, absente tabula argentea. » [Ibid.)
« Paris archidiaconus dédit pallam quæ solet esse in se- « cundis festis principalibus ante altare. » (Ibid.)
saint Henri qu’on possède aujourd’hui au Musée de Cluny ; nous ne pouvons mieux terminer notre nomenclature qu’en empruntant sa description à l’excellente notice du catalogue : L’autel de Bâle, exécuté par ordre de l’empereur Henri II, fut donné par lui à la cathédrale qu’il avait relevée de ses ruines. La légende qui se rattache à cette donation nous apprend que Henri, attaqué d’une cruelle maladie, et guéri miraculeusement par saint Benoît, avait fait vœu de consacrer un monument dont la splendeur pût rappeler sa reconnaissance *. Telle est, suivant la chronique, l’origine de ce précieux autel, enfoui pendant trois siècles, de 15294 1834, dans les souterrains de la cathédrale de Bâle. (PI. LXXXVI.)
Le monument est haut de im 16 et large de im 67. La façade, toute en or, est décorée de cinq grandes figures en haut-relief, disposées sous des arcades soutenues par des colonnes à chapiteaux historiés ; chacune de ces arcades porte en grandes et belles lettres repoussées en relief le nom de la figure qu’elle renferme; le Rédempteur, Rex regum et Dominus dominantium, occupe le cintre du milieu plus élevé que les autres; il bénit; le pouce, l’index et le medium de la main droite sont levés, l’annulaire et le petit doigt restant pliés; dans la main gauche, il porte le globe sur lequel, entre l’alpha et l’oméga, se trouve le monogramme. Les pieds nus reposent sur une sorte de monticule devant lequel sont agenouillées les figures de saint Henri et de l’impératrice Cunégonde, prosternés, et dans l'attitude de l’adoration.
A la droite du Christ est l’archange Michel, puis saint Benoît; à sa gauche, les archanges Gabriel et Raphaël. Les têtes sont nimbées et les nimbes rehaussés de pierreries montées en relief; celui du Christ est crucifère et également relevé de pierres précieuses. Deux des archanges, Gabriel et Raphaël, tiennent en main le bâton, symbole de leur divin ministère. Saint Michel porte la lance avec sa banderole, emblème de la défaite du dragon infernal, et dans la main droite le globe orné de la croix, signe de la rédemption. Saint Benoit tient dans sa main droite la crosse, emblème de sa dignité abbatiale, et dans sa main gauche le livre de la règle donnée par lui à son ordre dont il porte le costume.
Au-dessus des arcs se trouvent personnifiées les