XI* SIÈCLE. — T
« saint y est représenté en marbre blanc. Les tables « de ces deux autels et de celui de l’ancienne et pre- « mière église de Cluny, nommée Saint-Pierre-le- « Vieux , sont de marbre blanc, creusées et enfoncées « par-dessus, environ d’un pouce, comme celle du « grand autel des églises de Saint-Maurice et de « Saint-Pierre de Vienne etde Saint-Jean et de Saint- « Étienne de Lyon '. »
Nous pouvons rattacher aux autels lobés d’autres tables creuses qui appartiennent au même style et au même temps. M. Noguier en a découvert plusieurs aux environs de Béziers. Nous citerons celle de Saint-Pierre de Rhèdes, ornée aux quatre angles d’une sorte de fleur de lys; à Espondeilhan un autel roman a été relégué en dehors de l’église dans le cimetière; il est pourvu d’une simple gorge avec moulure; il a om 72 sur 1 mètre.
A Corneilhan 1 2 (pl. LXXIII) la démolition de l’ancienne église a fait retrouver un autel roman de marbre blanc de im 07 sur om 60. La table est encadrée d’un simple rang de perles ; elle a été creusée pour servir de bénitier, comme son usure peut le faire supposer. La tranche est ' moulurée. Nous devons le dessin que nous en donnons à M. Guéry, membre la Société archéologique de Béziers, et les estampages à M. le curé de Corneilhan.
A Valmagne (Hérault), dans la salle capitulaire de l’ancienne abbaye, parmi quelques pierres sculptées,
.on aperçoit un fragment de l'autel de l’église romane qui a précédé l’abbatiale gothique qu’on y voit encore. Cet autel n’avait qu’une moulure très-simple, et le petit côté, seul entier, a om 73 de longueur.
A Villemagne (Hérault) le bénitier de l’église ogivale est formé par la pierre d’un ancien autel roman ; on a profité de la moulure creuse qui l’encadre pour y mettre de l’eau bénite. Les dimensions sont om 79 sur im 28 3.
Rulman, dans le manuscrit intitulé : « Antiquités des villes de Nîmes et de Béliers 4 », donne le dessin d’une