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Tnscript., t. II, p

ad sci aegdi. . . en la basse église, près du puits.

2 . Scciètè scientijique des Pyrénées-Orientales, t. VII, 1848, p. 261.

A défaut de marbres antiques, les constructeurs d’autels aimaient encore, au xne siècle, à s’inspirer de leurs formes. A Saint-Caprais d’Agen on voit une large pierre sur laquelle est sculpté un encadrement circulaire, bordé d'un câble, orné du monogramme du Christ avec l’ A et l’ü. M. l’abbé Crosnier l’attribue au xne siècle ; elle porte sur l’encadrement circulaire cette inscription : II nonas decembri dediccttio ecclesie ejusdem. Labenazie nous apprend qu’elle fut

trouvée sous le vieil autel de la collégiale qu’on démolit au xillB siècle et qu on remplaça par un autre, consacré, en 1279, par Simon, archevêque de Bordeaux 1 .

Le xne siècle fut loin de renoncer aux pieuses prodigalités de ses devanciers pour la construction des autels et il nous laisse des monuments d’orfèvrerie qui nous en donnent le témoignage ; un des exemples les plus remarquables de ce genre est celui de la cathédrale de Città-di-Castello que fit exécuter pour sa patrie le Pape Célestin II, durant son court pontificat 2 (i 143-1 144). (PI. LXXXVIII.)

Ce bel ouvrage de ciselure nous' offre au centre le Christ dans sa gloire, sur un trône élevé, au milieu des astres. Il bénit de la droite et tient de la gauche un livre appuyé sur son genou. Il est environné d’un cadre en forme d’amande, au-dessus et au-dessous duquel sont disposés les attributs évangéliques. A droite et à gauche de ce motif principal sont distribuées dans quatre tableaux des scènes du Nouveau- Testament. Les sujets, que la gravure de d’Agincourt a intervertis, sont les suivants :

Annonciation.

Aigle . Lion .

Nativité.

Adoration des Mages

Purification.

Visitation.

Le Sauveur glorieux.

Saintes femmes se

Fuite en Égypte

Trahison de Judas

Crucifiement.

dirigeant vers le

Bœuf. Ange.

tombeau.

D'Agincourt pense que cet ouvrage fut exécuté par un artiste grec ; à cette époque l’art italien se trouvait tellement soumis à la domination bysantine qu’il est permis de se méprendre ; cependant quand on le compare aux monuments contemporains, tels que les portes de bronze de Bénévent, de Montréal ou de Pise, il me semble permis d’en faire honneur à une main latine.

On remarquera que les riches cabochons carlovingiens sont ici remplacés par une série de gouttes en métal. Nous donnons le dessin de cet autel d’après

les photographies que nous en avons demandées à M. Baldeschi.

Cavedoni 3 a publié au siècle dernier une brochure sur l’ancien autel d’argent qu’on voyait autrefois dans

1 . Barrère, Histoire religieuse et monumentale du diocèse d'xAgen.

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