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XII- SIÈCLE. - AUTELS D'OR ET D’ARGENT. - TORCELLO

le dôme de Torcello et qui, peu de temps avant lui, avait été transporté au-dessus de l’iconostase. Il

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Joannes

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Petrus.

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Marcus.

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Rex.

Michael .

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Tabra.

Tabrata .

Salomon

Rex.

donne le tableau suivant des inscriptions qu’on y lisait :

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Paulus.

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Andréas.

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Jacobus.

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Filippus.

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Thadeus

Gabriel .

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Batista.

Nicolaus.

Theodo-

Rafael .

Yeremias

Theoni-

Liberalis.

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Maura .

Ces inscriptions indiquent en même temps les sujets, bas-reliefs ciselés sur des plaques d’argent. Il y a ajouté cette description : Au milieu, sous les sigles IC XC est figuré le Sauveur tenant un rouleau déployé sur lequel on lit : Ego sum lux mundi. (Jean, vin, 12.) Audessous du Sauveur est représentée la Sainte-Vierge désignée par les sigles MP ©V. Ces deux compartiments sont plus grands que les voisins où l’auteur a figuré des anges, les trois dont l’Écriture-Sainte nous livre les noms, Michel, Gabriel, Raphaël, et un quatrième pour la symétrie. Les prophètes Isaïe, Jérémie, David et Salomon n’ont pas le sigle S, qui veut dire saint 1, mais ils sont nimbés. Chacun porte sa légende, Salomon : Quæ est ista quæ ascendit sicut aurora consurgens David : De fructu venir is lui ponam super sedem meam ; — Isaïe : Ecce virgo concipiel et pariel filium ; — J érémie : Hic est inqd ( inquid au lieu de inquit ou Dominus) Deus noster et non eslimabitür.

Dans le premier rang sont distribuées les images des apôtres, dans le second celles de saint Jean-Baptiste et des protecteursdu diocèse, saint Marc, saint Héliodore, celles d’autres saints dont les reliques reposent dans la cathédrale et qui viennent d’Altino 2.

1 . Dès le ve siècle on abrégea le mot sanctus en unissant la première, la médiane et la dernière lettre; après le xie siècle, on ne mit que S. (Cavedoni.)

2. En 697, dit Dandoio, « majores natu cumdevotaplebe « dicecesis Torcellanæ præsidente Deusdedit episcopo, qui « Juliano successerat, ecclesiam cathedralem sanctæ Mariæ « de novo construxerunt, corpora sancti Heliodori, altinatis « episcopi, Liberalis confessons, Tabræ, Tabratæ et Theo- « nisti martyrum cum brachio sancti Jacobi in ea repo- « nente. »

Je ne saurais attribuer d’âge à ce monument ; on peut croire cependant qu’il était l’ouvrage de la ciselure romane. On ne voit aujourd’hui en dehors du motif du milieu que cinq plaques de chaque côté lesquelles ont om 20 sur om 25.

Cavedoni en illustrant ce monument en cite plusieurs autres du même genre qu’on voyait à Venise ou aux environs. Il parle de la Pala d’Oro dont nous nous réservons l’étude à propos des rétables portatifs.

de celle du Sauveur faite par un certain Benedetto, qui y fut prieur en 1290’, que nous décrirons parmi les rétables; delaTavolade San-Paolo qui vient, dit-on, de Constantinople; — de la collégiale de Santa-Maria- Mater-Domini qu on dit aussi d’origine bysantine et dont les plaques sont distribuées dans les marbres modernes; — de San-Pielro de l’île Mazzorbo; — de Sanla-Maria-di-M urano détruite pour acquérir des ornements sacrés ; — de l’église du Lido-Maggiore enlevé en 1443 parce que le sanctuaire menaçait ruine.

Il rappelle encore que Pellegrino, élu patriarche d’Aquilée en 1 195, donna une tavola à l’église de Cividale en Frioul, une autre plus précieuse à son église patriarcale d’Aquilée comme nous l’apprend la chronique de cette ville : « Tabulam argenteam valde « pulcram verum mirabilem in ecclesia aquilejensi « quæ per pastorem incuriam post longum tempus « fuit venetis pignorata ; quam ipsi veneti hodie pro

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