‹ La messeChapitre 38 sur 346 · AGNUS DEL · texte numérisé non relu

AGNUS DEL

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

AgnusDei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona nobis pacem.

Domine Jesu Christe, qui dixisti apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis ; ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesiæ tuæ, eamque secundum voluntatem tuam

pacificare et coadunare digneris ; qui vivis et Amen.

— Pax tibi, frater, et Ecclesiæ sanctæ Dei ;

— Et cum spiritu tuo.

Les liturgies grecques de saint Jacques et de saint Chrysostôme appellent Jésus-Christ Agnus au moment où le prêtre rompt la sainte hostie. Le célébrant, d’après les prescriptions du pape Sergius à la fin du viie siècle, ne disait point Y Agnus Dei, mais le chœur seulement le chantait. Ce ne fut que trois siècles plus tard qu’il fut récité par le célébrant selon le cardinal Bona. Sergius Ier établit que Y Agnus Dei serait chanté trois fois. D’après Lebrun, ce fut longtemps après ce Pape, que s’introduisit la coutume de le répéter trois fois pour remplir l’intervalle de la communion. Chacune des invocations était terminée par la formule miserere nobis. Jusqu’au xic siècle, les trois « Agnus Dei » finissaient par : « miserere nobis », et l’église de Saint-Jean de Latran a gardé cet usage jusqu’à présent. Mais vers l’an uoo, dans la plupart des églises, on a dit : dona nobis pacem, au troisième Agnus Dei.

C’est pendant le chant de Y Agnus Dei que se donne la paix.

Aux messes des morts, l’invocation miserere nobis

régnas, Deus, per omnia secula seculorum.

est remplacée par celle de dona eis requiem, et au troisième on ajoute sempiternam. Cet usage est au moins antérieur au xne siècle.

A Y Agnus Dei, autre que celui des morts, le célébrant se frappe la poitrine. Durand de Mende observe que, pendant Y Agnus Dei, il y a des prêtres qui posent les mains sur l’autel et que d’autres les tiennent jointes; mais il ne parle nullement de la percussion de la poitrine. Depuis très-longtemps elle est prescrite par les rubriques.

'Ayvo; en grec signifie pur et chaste, comme doit l’être une victime propre à être immolée.

Qui tollis peccata mundi. Nous avons appris cette expression de saint Jean-Baptiste, et le terme grec de l’Évangile signifie également porter et ôter comme il le signifie dans le latin qui tollis. Les victimes étaient censées porter les péchés de ceux pour lesquels elles étaient offertes, parce que ceux qui les offraient leur mettaient la main sur la tête pour les substituer en leur place, et les charger des péchés qu’ils avaient commis et des peines qu’ils avaient méritées.

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