LIBERA NOS
Libéra nos, quæsumus Domine, ab omnibus malis, præteritis, præsentibus et futuris, et intercedente beatâ et gloriosâ semper virgine Dei génitrice Mariâ, cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andreâ, et omnibus sanctis, da propitius pacem in diebus nostris : ut ope misericordiæ tuæ adjuti et à peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione securi ; per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in uni-
tate Spiritûs Sancti Deus ;
— Per omnia secula seculorum.
— Amen.
— Pax Domini sit semper vobiscum,
— Et cum spiritu tuo.
— Hæc commixtio et consecratio Corporis accipientibus nobis in vitam æternam. Amen.
Quoique tous les apôtres aient été énumérés plus haut à cause de l’autorité de l’apostolat, cependant dans cette oraison qui désigne les trois jours que le Seigneur passa dans le sépulcre on n’en mentionne que trois spécialement, à cause de quelques prérogatives qui leur appartiennent, c’est-à-dire à cause de la haute dignité qui réside dans Pierre, à cause du privilège de la prédication qu’eut saint Paul ; saint André enfin à cause de l’excessif désir qu’il eut d’être crucifié.
et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi fiat
Après que l’oraison Libéra nos est terminée, le diacre reprend la patène, découvre le calice, enlève le corporal et regarde pieusement sur le calice.
Ensuite le prêtre voulant rompre l’hostie, la lève de l’autel, met la patène dessous et place l’hostie dessus ; il prend l’hostie, qu’il rompt par le milieu sur le calice, en disant : per eumdem Dominum.. . . Dans certaines églises, il pose sur la patène, la partie qui, après la fraction, est restée dans sa main droite, en disant : qui vivit, etc. La partie qui est restée dans sa gauche
il la rompt de nouveau par le milieu et il joint la particule qui, après la subdivision, est restée dans sa main gauche, à la partie posée d’abord sur le patène en disant : in unitate Sancti Spiritus. Pour l’autre particule restant dans sa droite, il la tient sur l’ouverture du calice avec deux doigts, c’est-à-dire avec le pouce et l'index ; puis élevant en même temps le calice et la particule avec ses deux mains peu élevées, il dit à haute voix : Per omnia secula, seculorum ; après
quoi il dépose sur l’autel le calice et l’hostie, en disant; Pax Domini sit semper vobiscum, et en prononçant ces paroles il fait trois fois le signe de la croix sur le calice, en disant : Fiat commixtio corporis. Puis l’évêque donne la bénédiction solennelle.
La fraction de l'hostie se faisait dans les premiers temps sur la patène ; mais depuis huit ou neuf cents ans on l’a fait sur le calice pour y mettre une parcelle.